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 Education canine à Lyon
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Gueule de chien

Maya, Elyos, Cléo en séance photo
signée Bouilles de poils

Images aléatoires

Mercredi 4 novembre 2009

 Il y a deux ou trois semaines, j’ai été contactée par une journaliste d’M6 (très sympa, d'ailleurs) pour participer à un reportage d’E=M6. Le sujet : "intelligence canine et éducation." Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste et auteur de "testez l'intelligence de votre chien", s’occupait de la partie intelligence. Elle m'avait recommandée à la chaîne pour que je montre quelques petits tours que j’avais appris à mes chiennes.

Deux jours avant le tournage, la journaliste me rappelle : elle a entendu dire que Catherine Collignon avait appris à son chien à faire du skateboard, alors la chaîne préférait la filmer elle. Pas de soucis de mon côté. C’est vrai que Catherine fait plein de trucs super, alors j'étais contente pour elle. Sauf qu’elle habite vers Toulouse et que le tournage aurait lieu à Lyon. Du coup, M6 a dû encore changer son fusil d'épaule et l'équipe est allée filmer une  éducatrice de l'Ain recommandée par Catherine, et qui fait paraît-il elle aussi des trucs d'obé-rythmée  sympa avec son chien (mais pas de skateboard). Alors là, même si je suis sûre que cette fille est très bien, je me rends compte après coup que ça m’a un peu vexée. C'est vrai, quoi ! En résumé, ils m’ont laissée en plan pour aller filmer une fille qui connaissait une fille qui faisait faire du skate à son chien. Finalement, je n’ai eu le droit d’assister au tournage que parce que j’avais « fourni » le duo maître-chien qui allait passer les tests d’intelligence (merci à Hélène et Toffee, qui se sont parfaitement prêtés au jeu).


Et ben s’il faut faire du skate pour être reconnu dans la profession, alors moi aussi, je vais m’y mettre ! Enfin, pas moi, Yéti (pour Pampa, ce n’est pas l’idéal avec son arthrose des hanches). Sitôt grommelé, sitôt fait ! Je cours surfer sur Le Bon Coin pour trouver un skate Tortue Ninja d’occase (et la vendeuse qui me demande si mon enfant n’est pas trop grand et lourd, parce que c’est un skate pour débutant… Euh… 30 centimètres, 6 kilos, ça ira ?).

Et nous voilà partis, avec la Yet. Je ne vous révèle pas tous mes petits trucs, mais en gros, ça a été un travail en quatre étapes. Première étape, la faire tenir debout sur cet engin. Pari réussi ! (J'en ai même fait ma carte de visite !)


 

Deuxième étape, recherche d’équilibre en mouvement. Pari réussi !



Troisième étape, prise d’élan et gestion de l'arrêt catastrophe en restant à bord. Pari réussi !


 

Enfin, il ne nous manque plus que la quatrième étape : reprendre de l’élan en cours de route  pour rendre tout ça un peu plus dynamique. Je suis encore en train de me creuser les méninges pour savoir comment je vais faire, mais j’y travaille… Quant à la cinquième  étape (diriger le skate), je fais une croix dessus. Yet n’est pas assez lourde pour y arriver, je pense. Même moi je n’y arrive pas, alors !

 

Ils vont bien avoir les boules, à M6, parce que s’ils m’avaient fait un peu confiance, ils l’auraient eue, leur vidéo de chien qui fait du skate ! Certes, pas encore aussi bien que le chien de Catherine, les petits boston terriers ou le bouledogue anglais d’internet, mais quand même !

Par yannick thoulon - Publié dans : actualité et activités
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Jeudi 29 octobre 2009

 

Allez, une fois n’est pas coutume, je vais faire un article sans photo et vous parler des dessous de mon métier, qui fait tant rêver. Cet article est dédié à tous ceux qui fantasment en s’imaginant éducateur canin, aux deux ou trois personnes par semaine qui m’appellent parce qu’elles veulent se reconvertir, créer leur boîte. Etre éducateur canin, la plupart du temps, ça veut dire être travailleur indépendant. Et être indépendant, ça a plein d’avantages. Tout d’abord, la liberté !

- La liberté de prendre des vacances quand on veut

- la liberté d’être son propre patron

- la liberté de « travailler plus pour gagner plus »

- la liberté de choisir ses horaires…

Mais aussi

- la liberté de ne pas être payé pendant ses vacances

- la liberté de ne pas avoir de patron pour payer nos charges à notre place, donc de douiller plein pot (à la suite d’une série de malchances au moment de mon changement de statut, les impôts m’ont majoré artificiellement mes revenus de 30 % et je me retrouve avec 12 000 euros de charges et impôts à payer rien que  le 4e trimestre 2009, alors que je suis bien loin d’en gagner autant !)

- la liberté de ne pas pouvoir « travailler moins pour gagner quand même un peu », donc pas le droit au chômages ou autres aides si notre activité devait se casser la gueule (à cause des charges pharamineuses, par exemple…)

- la liberté de s’adapter aux horaires de nos clients, et donc de travailler en horaires décalés, tous les soirs et tous les week-ends

 

 Et surtout, et c’est pourquoi j’écris ce coup de gueule aujourd’hui, la liberté de choisir entre

 - se casser le pied et respecter l’arrêt maladie de 3 semaines (et donc, perdre quasiment un mois de revenus, alors qu’on doit déjà 12 000 euros de cotises !)

- se casser le pied et continuer de marcher plusieurs heures par jour pour payer ces p… de 12 000 euros, quitte à se bousiller encore plus le pied !

Bon, ben vu que mon assurance « prévoyance santé » (qui m’avale 300 euros par an pour rien depuis des années) ne peut me verser des indemnités qu’à partir du 16e jour d’arrêt, j’ai décidé de maintenir mes cours particuliers et d’arrêter la partie « collectif » pour m'épargner quand même un peu. Résultat, je ne gagne pas assez pour payer ces satanés 12 000 euros, et je me bousille le pied quand même !

 

Voilà, c’était la triste histoire de la pauvre petite fille qui s’était cassé le pied et qui devait continuer à aller chercher l’eau au puits. J’espère que vous pleurerez tous avec moi ce soir !

 

Bon, mais malgré le fait qu’on soit une des catégories sociales les plus délaissées des pouvoirs publics, (faut dire que si on fait la grève, on ne gène personne...) je dois avouer que pour l’instant je n’échangerais pas ma liberté contre un salaire… Allez, je l'aime quand même, mon métier !

 

Par yannick thoulon - Publié dans : coups de gueule
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Mardi 15 septembre 2009

Quand j’étais petite, je voulais un gros chien. Et j’ai été servie ! Roxane, ma première chienne, n’était pas énorme, mais du haut de mes 4 ans, cette croisée malinoise/chauve-souris me paraissait tout simplement gigantesque. Je me souviens quand on est allés la chercher chez mon oncle. Je suis restée tétanisée. Je la revois encore si grande qu’elle touchait le sommet de l’encadrement de la porte avec son dos (eh oui, quand on a 4 ans, on a sa propre vision de la réalité. Ou alors la porte était très petite…).

 

Roxane et moi.


Pourquoi, comme beaucoup de gens, est-ce que je voulais un gros chien ? Parce qu’un grand chien, c’est impressionnant (j’étais si fière quand je la tenais en laisse devant la cour de l’école !), c’est sportif et endurant, c’est rustique, c’est beau, et surtout, ça n’aboie pas comme un petit chien, ce n’est pas ridicule comme un petit chien, ça n’est pas agressif comme un petit chien, ça n’est pas fragile comme un petit chien, ça n’est pas pomponné comme un petit chien… Et bien j’avais tout faux ! Pas forcément sur les grands chiens, mais en tout cas, je me trompais sur les petits chiens !

 

Les grands chiens aussi peuvent être des chochottes. N'est-ce pas, Naya (pitbull) ?

 

Elle a tout d’une grande !

 

Bien des années plus tard, lorsque j’ai cherché un nouveau chien, j’habitais à Paris, je prenais souvent le train et les transports en commun. Là, j’ai compris l’intérêt matériel du petit chien, qui passe partout, même dans le métro, qui voyage pour pas cher, qui ne fait pas peur aux gens, qui fait des petites crottes (eh oui, en ville, ce n’est pas négligeable).


Maya, Cavalier King Charles, très pratique à emener en voyage !

photo Bouilles de Poils Bouilles de poils


Alors j’ai adopté Pampa, 9,8kg toute mouillée, en croyant faire une croix sur tous les avantages que représentaient les grands chiens.

Et là, révélation ! La chienne que j’avais choisie n’était pas « un petit chien », c’était un vrai chien. Comme les grands, elle était sportive et endurante. Je pouvais faire du vélo, du roller et des grandes randonnées avec elle. Comme les grands, elle était belle, rustique, elle n’aboyait pas, n’était pas ridicule, ni agressive, ni pomponnée (ni impressionnante, je vous l’accorde).

Environ 7 ans plus tard, voilà que je tombe sur une « crotte » encore deux fois plus petite que Pampa et que je décide de l’adopter. Et me voilà donc avec ma Pampa, 10 kg et ma Yéti, 5 kg (ok, je n’ai pas pu m’empêcher de lui donner un nom de gros chien…).

 

Yeti (croisée Yorkshire/border collie)

photo Bouilles de poils bouilles de poils

 

Quoi ? Un éducateur canin avec des petits chiens ? Un, ça passe, ça peut être un hasard, un sauvetage. Mais deux ? Ca serait donc un choix ?

 

Osez le petit chien !

 

Et oui, c’est un choix. Car les petits chiens, c’est incroyablement pratique ! Ils passent partout, ils sont plus agiles que les grands, souvent aussi endurants (voire plus que les très grands chiens), ils ne payent pas dans le train (ID TGV fait des places gratuites pour les petits chiens dans un contenant), se rangent facilement dans une voiture ou sous un siège… Et physiologiquement aussi, ils présentent de gros avantages : ils mûrissent plus tôt que les grands chiens, vieillissent plus tard et coûtent moins cher en croquettes ! Si on les éduque comme des grands, ce sont de vrais chiens. Un bichon peut faire de l’agility, un York peut faire du pistage, un caniche peut faire chien de douane. Les petits chiens ne deviennent des roquets que si on les élève en roquets. Car bien sûr, le risque, c’est qu’on est plus attendri et plus laxiste avec un petit chien qu’avec un grand. Et c’est en partant sur ces bases que, peu à peu, on les transforme en roquets ou en larve (au choix).

 

Nazca (croisée Yorkshire) lors d'un exercice de cours collectif que seuls les petits chiens ont réussi. Il s'agissait de sauter sur la meule de foin, puis d'en redescendre. La plupart des grands chiens se sont écrasés contre la meule, trop lourds et patauds pour y arriver du premier coup. Pour Nazca et Pampa, en revanche, c'était du gâteau !

 

 Mais ne pensez pas qu’un petit chien a besoin de beaucoup moins se dépenser qu’un grand et qu’il est beaucoup plus adapté à la vie en ville. Tous les matins, je dois emmener Yéti faire 1 heure de vélo pour évacuer un peu son énergie. Elle a ses 3 heures de balade par jour, sinon elle explose , et moi avec ! (Mais ça fera l'objet d'un prochain article...)

 

Alors, la prochaine fois que vous verrez un York aboyer comme un fou au bout de sa laisse à enrouleur, ou un chihuahua trembler dans les bras de sa maîtresse, ou un bichon soulevé de terre par son harnais lorsque votre berger l’approche, ou un lhassa apso tout mou qui traîne au bout de sa laisse  (et oui, un petit chien, par définition, on ne le détache jamais…), ne vous dites pas « Ah, ces petits chiens, ils sont vraiment nuls ! ». Dites-vous « pauvre petit chien ! Et dire que ça pourrait être un super chien bien dans sa tête … »

 

Toffee, petit chien lion, finit avec brio son "parcours du combattant"

 

Voilà, j’espère vous avoir converti un peu à l’idée qu’un petit chien peut être un vrai grand chien. Le but n’est pas de vous faire acheter un petit chien (je ne suis pas sponsorisée par Royal Canin spécial Yorkshire), mais de vous ouvrir les yeux sur les capacités qu’ont TOUS les chiens si on exploite leur potentiel. Et si vous possédez un roquet, n’oubliez pas que tous les roquets peuvent un jour devenir de super chiens !

Par yannick thoulon - Publié dans : coups de coeur
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Mardi 1 septembre 2009

Ce week-end, c’était mon désormais bis-annuel stage « Epanouissement et stimulation du chien urbain ». 5 chiens et leurs vaillants maîtres ont relevé le défi : Mali, Lily, Lupin, Décibel et Dickens, sans oublier Pampa et Yeti, bien sûr (je ne vous ai pas encore présenté Yeti ? Un peu de patience !). Une promo très jeune, puisque tous les chiens avaient entre 1 an et 18 mois. Ca ne les a pas empêchés de faire turbiner leur cerveau !

C’est quoi, le stage « Epanouissement et stimulation du chien urbain » ? Eh bien sous ce titre un peu ronflant se cachent deux jours de réflexions "intenses" sur les activités que l’on peut faire avec son chien. Cela passe par des cogitations sur l’intelligence canine en général et l’intelligence de son chien en particulier, par des mises au point sur le mode d’apprentissage du chien, par des exercices pratiques et des jeux en tous genre… Le but : ouvrir de nouveaux horizons aux maîtres pour qu’ils voient leur chien d’un nouvel œil et prennent conscience de toutes les choses qu’on peut leur apprendre pour leur égayer la vie.

 

Voici un petit aperçu du programme en photo  (merci, Mireille, pour les photos !) :

 

Samedi matin, ça commence fort par un brainstorming studieux : dur dur, de bosser dans ces conditions, non ?

 

Après une matinée de théorie, on a tous besoin d'aller se défouler un peu, n'est-ce pas, Lupin et Décibel ?

 

L'après-midi, place aux jeux intellectuels. Pas évident, faut se creuser les méninges. Et les maîtres cogitent presque autant que les chiens !

 

Audrey à Lupin, très attentif : "T'as compris ? Tire la bobinette et la croquette cherra" (qui n'avait jamais compris cette phrase ?)

 

Mali : "Ah ouais, j'ai compris ! Trop fort !"

"Euh... Et là, faut mettre la patte ? Ouah, décidément, je suis une bête !"


 

Une baignade au lac et une bonne petite soirée crêpes par là-dessus, et tout le monde au dodo ! Les chiens sont claqués et les maîtres guère plus vaillants. Sauf Jean-Yves, qui se ferait bien une petite belote ! "Allez, quoi, les filles !"

 

Le dimanche matin, on repart sur les chapeaux de roue avec des exercices de mise en confiance. Eh hop, un petit tour en brouette !

Moyennement rassurée, la Décibel. Eh oui, c'est comme ça qu'on apprend à dédramatiser les situations les plus bizarres !

 

Yeti était une chienne un peu craintive. Après deux mois avec moi à ce régime, elle commence à se Pampaïser : "trop cool, la brouette !"

 

Mali : "euh, vous êtes sûr que c'était ça, l'exercice de la brouette ?"

 

 

Un petit parcours du combattant pour la route !

Dickens : trop fastoche ! Les pattes dans le nez !

 

Pour Lily, en revanche, ça fait un peu peur... Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour devenir plus sûr de soi !

 

Et on finit par un peu de pistage

Décibel : "Môman, c'est quoi le but ?"

 

"Ah ! C'est ça ! Miam, c'est bon, le pistage !"

 

Lily, qui a trouvé SA discipline fétiche !

 

Et pour boucler la boucle, une petite randonnée sur les hauteurs de Bourgvilain

 

Et voilà, c'est la fin d'un week-end très sympa. Je remercie tous les participants, qui, je l'espère, se seront bien amusés et auront découvert plein de choses sur la personnalité et les capacités de leur chien, et aussi sur leur façon d'être un bon maître. J'espère aussi qu'ils parviendront à mettre en pratique certaines des notions et activités apprises ce week-end dans leur vie quotidienne. Encore merci à tous !

 

 

Pour plus d'info sur les stages, rdv sur mon site internet : http://www.jeduquemonchien.fr/page_1.html

 

 

 

 

Par yannick thoulon - Publié dans : actualité et activités
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