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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:38

Comme certains d'entre vous le savent, nous nous lançons avec Yéti dans la compétition de frisbee à niveau international (le niveau national n'existant quasi-pas en France !). Le frisbee étant un sport qui sollicite pas mal les articulations, je me suis beaucoup renseignée sur l'entretien du chien de sport, notamment en prenant rendez-vous avec le spécialiste de la médecine vétérinaire de sport, à l'école vététarinaire de Maison Alfort, près de Paris. Lors de cette consultation qui a duré trois bons quarts d'heure, un check-up complet de Yéti a été fait : vérification du dos, des aplombs, des allures, du rythme cardiaque... Et le véto m'a donné tout un tas de conseils, que je vous retransmets ici. Bien sûr, ces conseils concernent les chiens adultes (plus d'un an).

Elou au stage frisbee, photo Maxeno

Tout d'abord, pas de panique à propos du frisbee. Si le sport est bien pratiqué et le chien bien entraîné, il n'est pas plus dangereux que l'agility ou le fly-ball. L'ostéopathe m'a d'ailleurs confirmé que Yéti était en parfaite santé.

Voici donc quelques conseils pour ceux qui veulent pratiquer le sport de manière plus intensive avec leur chien (surtout pour les sports qui demandent un effort violent et bref, comme l'agility, le fly-ball, le frisbee, mais aussi pour les sports d'endurance).

Au quotidien
Entraînement au quotidien

Il est très important que le chien soit musclé. Les muscles vont agir comme des coques de protection pour les os. Pas question de lui faire faire 25 km de roller le week-end s'il n'a aucun entraînement régulier la semaine, par exemple. Une à deux heures de balade sont donc recommandées au quotidien, en liberté, pour que le chien puisse aller librement aux trois allures. Un trotting par semaine, pour ceux qui en ont la possibilité, serait une bonne idée (le chien trotte à côté d'un vélo, roller, coureur...). Pas besoin de faire trop long. 15 à 40 minutes selon la taille du chien suffisent. Le trotting permet à la fois de muscler le chien et d'entraîner son coeur.

Helios au cours de frisbee

Alimentation au quotidien.

Je ne parlerai pas du BARF, car je ne m'y connais pas assez. Si vous voulez des info sur ce mode d'alimentation qui consiste à copier l'alimentation naturelle du chien à base notamment de viande crue, rdv sur le site : http://www.b-a-r-f.com/

Pour les chiens qui mangent des croquettes, privilégiez bien sûr le haut-de-gamme. Pas forcément besoin, en revanche, d'aller taper dans les croquettes dites "pour les chiens sportifs". L'idéal est de prendre deux repas par jour en période d'effort, même pour les petits chiens, car ils sont plus sensibles à l'hypoglycémie. En période d'entraînement, distribuez idéalement 1/3 du repas deux heure avant l'effort, puis le reste 2 heures après. Pour ceux qui ont des grands chiens, ne focalisez pas sur la torsion d'estomac. Si le phénomène est bien réel, rien ne prouve qu'il est lié à un effort physique du chien (de nombreux chiens en sont victimes dans leur sommeil). Dans le doute, et aussi parce que ce n'est pas très confortable pour le chien de courir le ventre plein, on évitera toutefois de donner à manger une grosse quantité juste avant un effort violent. Pour les chiens qui ont tendance à l'embonpoint, afin de créer une sensation de satiété sans augmenter la ration, vous pouvez la compléter avec des haricots, épinards ou courgettes frais ou surgelés (et cuits). Pas en boîte, car la plupart des boîtes contiennent du sel. Les carottes sont peu recommandées car plus caloriques.

En période active (stages, compétition, entraînement intensif)

Entraînements

Pour les sports forts en intensité et brefs dans le temps (je ne trouve pas de terme pour distinguer ces activités des sports d'endurance), vous pouvez faire jusqu'à 3 entraînements par semaine, deux courts (15 minutes), et un plus long. Il est aussi très important de ne pas épuiser le chien mentalement, et que chaque entraînement reste un plaisir ou un jeu. N'allez donc pas trop loin ! Prévoyez des phases de récupération entre deux efforts.

Echauffement

L'échauffement est indispensable pour que le chien ne se froisse pas un muscle ou n'aie pas de courbatures le lendemain.
Avant un entraînement intensif ou une compétition, proposer au chien de l'eau avec une cuillère à café de miel dedans, pour lui apporter des sucres rapides, et donc de l'énergie.
Faire marcher/trotter le chien 5 à 10 minutes et le laisser faire ses besoins.
Etirer et fléchir les quatre membres du chien, les cervicales, puis lui faire effectuer des torsions pour le dos (twist, huit autour des jambes...). Je vous mettrai bientôt une vidéo sur les étirements.

Avant une compétition ou lors d'un stage intensif, donner régulièrement quelques croquettes 20 minutes après l'effort.

Récupération

Phases de récupération pendant l'entraînement ou un stage :

- Récupération passive. Mettre le chien couché 3 à 5 minutes et le laisser reprendre un rythme cardiaque plus lent. La récupération passive (immobile) est plus rude pour l'organisme, mais elle lui permet d'apprendre à lutter contre les toxines. Cela dit, étant plus dure, elle peut provoquer des courbatures le lendemain. Il est donc judicieux de la pratiquer uniquement si aucun effort n'est prévu pour le lendemain.

- Récupération active. A la fin de l'effort, faire marcher le chien jusqu'à ce que son rythme cardiaque soit maximum 20 % au-dessus de sa valeur au repos.

- Donner à boire.

- Masser les principales masses musculaires (dos, épaules, cuisses)

Boomer à l'agility

Check-up annuels

Pour ceux qui ont l'occasion d'aller à Maison Alfort, une consultation de départ avec un vétérinaire spécialiste vous permettra d'avoir des conseils mieux adaptés à votre chien et à votre sport.

En plus du rendez-vous annuel chez son véto habituel, il peut être utile de consulter un ostéopathe deux fois par an, au début et à la fin de la période de compétition. Pour Yéti, je fais venir une ostéopathe à domicile (Lyon et ses environs), étudiante en fin de cursus, qui est nickel (Amélie Morel : morel.amelie [at] orange.fr) !

Enfin, il existe aussi des ostéopathes vétérinaires, mais étant vétérinaires, ils n'ont pas le droit de se faire de publicité, je n'ai donc pas le droit de les citer sur internet, malheureusement...

Enfin, il peut être judicieux de contracter une assurance santé en cas de pépin (SantéVet est d'ailleurs notre partenaire officiel de frisbee).

 

Nos partenaires sportifs : Fenril.fr, site de vente de matériel pour chiens de sport, SantéVet : assurance santé pour chiens et chats

Par yannick thoulon
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 20:25

Aussi appelée P- dans le jargon "scientifico-branchouille" de l'éducation moderne (que je n'apprécie pas trop, d'ailleurs. Le jargon, pas l'éducation moderne !), la punition négative, malgré son nom aux consonances barbare, est un moyen de faire disparaître en douceur un comportement non désiré. Elle réside tout simplement dans le fait de montrer au chien que s'il persiste dans son mauvais comportement, on lui retire un élément de plaisir qu'il convoite.

 

Exemple tout simple : si je reprends un article précédent sur la marche en laisse, la méthode qui consiste à s'arrêter ou à faire demi-tour lorsque le chien tire est de la punition négative. Il veut aller vite tout droit pour arriver à l'endroit qu'il aime ? On lui montre que plus il tire, moins il y arrive vite. Si, au contraire, il est à notre rythme et se plie à "nos règles", il y arrive plus vite.

 

Le chien se jette sur la porte pour sortir dans le jardin ? On lui demande de s'asseoir, on ouvre la porte, et dès qu'il se lève, on ferme la porte (sans lui écraser la truffe au passage, sinon, ça serait de la "punition positive" - je vous expliquerai ça dans un prochain article). C'est de la punition négative : on lui retire l'espoir d'arriver au jardin tant qu'il n'adopte pas le comportement souhaité (être calme et/ou assis).

 

Le chien saute pour avoir sa balle et on la lui refuse tant qu'il n'est pas assis ? Punition négative ! Le chien insiste pour avoir des caresses et on l'ignore tant qu'il n'est pas calme ? Punition négative !

 

Bref, vous voyez, nous sommes tous comme M. Jourdain, et nous faisons souvent de la P- sans nous en rendre compte !

 

Voici une petite vidéo qui illustre le mécanisme dans un processus d'apprentissage. Je fais un jeu avec mes chiennes, qui sont des gourmandes de niveau international et se damneraient pour une pauvre croquette (ou un vieux bout de pain, ou de la mort aux rats !). Le but du jeu : à l'ordre "apporte", m'apporter un jouet posé dans une gamelle de croquettes, sans se goinfrer de croquettes au passage ! L'objectif n'est pas de ne pas toucher les croquettes (je ne leur dis d'ailleurs jamais "laisse" ou "pas toucher"), il est simplement d'exécuter l'exercice demandé (apporter le jeu) sans être détourné par une distraction (les croquettes). Bien sûr, je me suis assurée avant qu'elles comprenaient et exécutaient parfaitement l'ordre "apporte".

 

 

 

Analyse de la vidéo

La première fois, Yéti s'exécute parfaitement. La deuxième, elle déplace une croquette avec le jouet. La situation a changé, la tentation est forte. Elle hésite, puis prend finalement l'initiative de manger la croquette plutôt que de m'apporter le jouet. Tranquillement, je lui dis "non", je prends la laisse (sans tirer) et je l'amène (gentiment) dans une autre pièce. En gros, elle a voulu gagner une croquette, mais ce qu'elle a perdu est bien plus important : elle m'a perdue moi, mon attention, le jeu, notre interaction. A son retour, elle fait du zel : elle n'ose même plus approcher l'assiette, de peur que cela la coupe encore une fois du jeu. Je dois la rassurer en lui réexpliquant l'objectif.  

 

Evidemment, cela ne peut marcher que lorsqu'on a une relation très saine et positive avec son chien, qui doit nous préférer à une croquette, et même à une poignée de croquettes (ou de jambon, ou de gruyère)... Si le chien s'en fiche de nous ou de jouer avec nous, il préférera de loin la croquette, surtout s'il est aussi goulu que mes chiennes.

 

Remarquez que je ne dis jamais "laisse", je ne hausse pas le ton (je n'ai fait aucune coupure au montage et je n'ai pas modifié le son). Je laisse la chienne faire sa propre expérience. Pampa, qui connaît déjà l'exercice, ne se fait pas avoir... D'autant plus qu'elle sait que si elle fait bien, elle y aura accès, à ces fameuses croquettes !

 

Bref, j'espère vous avoir convaincu que l'efficacité de la punition négative, bien plus efficace qu'une gesticulation ou une vocifération du type (Attends ! Descends ! Non ! Pas toucher ! Pas sauter !) qui a plus tendance à exciter le chien qu'à le canaliser. Avec la P-, on attend une réelle compréhension du chien, qui choisit de collaborer. Et une fois qu'il a réfléchi pour trouver la solution, celle-ci sera bien mieux acceptée, et donc bien plus stable sur le long terme.  

Par yannick thoulon - Publié dans : Education, mes élèves
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 13:21

Enquête sur un étrange phénomène : la laisse qui rend muet...


Yéti : laisse ou pas laisse... Kif kif !

Pendant mes cours, j'aime bien faire une petite expérience. Je demande aux maîtres de faire un mini-parcours avec leur chien sans laisse (ils doivent par exemple marcher tout droit, tourner à gauche, puis revenir en zigzagant autour de cônes). Les voici donc en train d'appeler leur chien, de taper dans les mains, de siffler et de faire des petits bruits rigolo, avec plus ou moins de succès... Souvent le chien (débutant) part à droite à gauche, s'arrête pour renifler, repart en courant, tout en jetant un vague œil à son maître (enfin, s'il a de la chance)...

 Ensuite, je leur demande de refaire le même parcours en laisse. Évidemment, le parcours est mieux réussi. Le chien n'a pas le choix, : il marche tout droit (en tirant, la plupart du temps), tourne à gauche, puis zigzague. Mais regardons un peu le maître. Au lieu de cette personne qui s'efforçait (maladroitement, certes, mais s'efforçait quand même) d'établir une communication avec son chien afin d'attirer son attention, on a une espèce de bout de bois insensible, qui retient le chien quand il part trop devant, le ramène vers lui, puis le tire à droite et à gauche pour les zigzags... Le simple fait d'avoir un bout de corde dans la main le prive par la même occasion de toute son expressivité orale et corporelle.

C'est un réflexe inné chez l'humain (et le singe) : attraper, agripper, tirer. Mettez votre doigt dans la main d'un bébé, il va l'agripper et le tirer. Mettez une laisse dans la main d'un maître... Je vous laisse deviner la suite. C'est la spécificité de notre espèce. On a un pouce opposable, et on s'en sert !

Sauf que, dommage pour nous, c'est aussi un réflexe chez le chien (et tout être vivant) de tirer vers l'avant lorsqu'il subit une traction vers l'arrière. Simple question d'équilibre. Quelque chose me tire vers l'arrière, je tire vers l'avant pour retrouver mon équilibre. D'ailleurs, beaucoup de gens ne disent-ils pas que sans laisse, leur chien marche mieux à côté d'eux ? C'est parce que depuis le plus jeune âge, ces chiens ont appris à lutter contre la pression qu'exerçait leur maître sur la laisse. Tout chiot, on leur a mis un bout de ficelle autour du cou. Ils ont voulu aller explorer, et on les a retenus... Qui, du chien ou du maître, a commencé à tirer ? C'est un peu l'histoire de l'oeuf et de la poule...


Légende du chien-cheval : http://www.rpn.ch/ecolesne/article.php3?id_article=263

 

Moralité, lorsque le maître tire sur la laisse, dans le meilleur des cas, le chien s'exécute parce qu'il n'a pas le choix. Le maître est relativement satisfait et ne cherche pas vraiment plus loin. Mais le chien a-t-il pour autant appris à écouter son maître ? Est-il connecté avec l'être muet et froid qui le traîne à droite à gauche ? Non. Il a appris, au mieux, à ne pas trop résister et à suivre la traction de la laisse. C'est pourquoi, quand on enlève la laisse, unique vecteur de communication, on obtient un chien qui profite enfin de sa liberté, et part dans tous les sens, n'ayant jamais appris à écouter ce que l'humain à l'autre bout de la ficelle lui racontait.

Si l'on utilise la laisse comme unique moyen de communication, pour guider le chien au lieu de l'inciter à nous suivre par notre voix et notre corps, on obtient un chien qui met gentiment son cerveau en veille et "se laisse vivre" sans vraiment faire attention à nous. C'est pourquoi on ne peut que vous conseiller de vous servir de la laisse uniquement comme d'un filin de sécurité, qui rattrape les éventuelle chutes d'attention du chien, mais qui ne passe en aucun cas le message premier. C'est vous qui parlez, vous qui montrez, pas la laisse...

Le test

Je vous propose de faire un petit test pour savoir si vous vous servez correctement de votre laisse.
Regardez-vous, surveillez votre gestuelle. Lorsque vous vous arrêtez, est-ce que vous demandez à votre chien d'en faire de même, est-ce qu'il se cale volontairement sur votre allure, ou est-ce qu'il ne s'arrête que parce qu'il arrive au bout de la laisse ? Quand vous tournez, est-ce que votre chien vous suit VOUS, ou tourne parce que la laisse l'y oblige ? Enfin, quand vous stationnez quelque part, votre chien se tient-il tranquille de lui-même ou gardez-vous toujours une tension sur la laisse ?

Faites l'expérience, rien qu'un instant, de simplement poser la laisse sur votre main ouverte, et voyez si vous arrivez quand même à guider votre chien.

Voici une petite vidéo de ce test avec Yéti, avec laisse, puis sans laisse. Attention, je ne mets pas cette vidéo pour "crâner", car ce résultat n'a en fait rien d'extraordinaire. N'importe quel chien bien éduqué peut y arriver. On est loin de la marche au pied de concours !

 

 

Vous verrez, privés de votre pouce opposable, vous allez naturellement compenser en communiquant plus. Si votre chien vous suit quand même, c'est que vous faites un usage correct de la laisse. Si non, c'est que vous comptez encore trop sur cet artifice et que, depuis des mois que vous avez votre chien, il n'a toujours pas appris à marcher AVEC vous. Il va falloir vous rééduquer, vous et votre chien ! Surveillez-vous pour vérifier qu'avant même de démarrer, votre bras ne se rétracte pas tout seul, ou ne se recule pas en arrière du corps. Faites confiance à votre chien et apprenez-lui à communiquer avec VOUS, et pas avec le bout de ficelle ombilical qui vous relie à lui.

Par yannick thoulon - Publié dans : Education, mes élèves
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 12:44

Les chiens qui volent ou vident les poubelles en l'absence de leur maître, c'est un problème assez difficile à résoudre, que je connais bien !

Pampa, sur qui je peux compter les yeux fermés et qui sera sage comme une image tant que je suis n'importe où dans l'appartement (y compris quand je dors et tout et tout), retrouve ses vieux démons dès que j'ai claqué la porte... Elle a repris depuis quelques temps la sale manie d'aller vider la poubelle, et entraîne Yéti dans ses méfaits, bien sûr !

Vous savez tous que la gronder après coup n'aurait aucun effet. Lui apprendre que "c'est pas bien" de fouiller dans la poubelle en la lui montrant et en disant "non", évidemment, c'est totalement inefficace. Il fallait trouver un moyen pour qu'elle comprenne, non pas que ce n'est pas moral ou pas propre de vider la poubelle dans le salon, mais que ce n'est pas agréable pour elle. En gros, qu'elle s'auto-punisse et qu'elle voie que finalement, la poubelle, ce n'est pas si cool que ça.

J'ai essayé plusieurs solutions, qui ont  bien marché, mais n'ont duré qu'un temps :

- mettre du poivre sur le couvercle de la poubelle. Très efficace avec Yéti, moins avec Pampa, qui perd un peu l'odorat en vieillissant.

- tendre des élastiques en travers de la poubelle et quand elle met le nez dedans, ça lui pète à la figure. Très efficace pour la corbeille à papiers. Mais pour la poubelle à ordures, je n'arrive pas à fixer les élastiques.

- coincer un ballon de baudruche dans la poubelle. Quand elle met un croc dessus, ça lui éclate à la figure (oui, je sais, ça devient hard, mais c'est pas vous qui devez nettoyer les veilles peaux de melon pourries et le marc de café sur les "coucouches", après !). Ca a super bien marché, sauf qu'elle a quand même compris que quand il n'y avait pas de ballon, la voie était libre.

- Acheter des poubelles qui ferment avec un système que même moi je n'arrive pas à ouvrir... Tu parles ! Elle a mis deux jours à trouver le truc, et hop ! C'est reparti !


Ce qu'il me fallait, c'est un truc qui se déclanche quand elle arrive. Un genre de détecteur de conneries, quoi... Eh bien figurez-vous que je l'ai trouvé ! La "Boîte à Pchitt" !!!!! Une bombonne d'air inodore qui envoie un gros pchitt bien bruillant quand elle détecte un mouvement.


Ni une ni deux, je l'achète et je tends un piège à Pampa. Je place un bout de saucisson bien en vue sur la poubelle et je lui demande de ne pas toucher. Je mets la boîte à pchitt sur la poubelle. Je claque la porte. J'attends 5 secondes. Et voilà !!!! Gnarf gnarf ! Je t'ai eue, enfin !!!

Franchement, quand j'ai vu la vidéo, j'ai rigolé pendant 5 minutes, même si ce n'est pas très charitable pour cette Pampa !



Ca marche aussi pour interdire une pièce, un escalier, protéger un fauteuil... A la base, c'est un produit pour les chats, mais ça marche très bien sur les chiens plutôt sensibles ou ceux qui ont déjà un peu mauvaise conscience... Et ça marche aussi sur les lapins, comme vous avez pu le constater !

Le seul inconvénient, c'est que ça pchitte n'importe quoi qui entre dans le champ du détecteur, y compris moi qui passe bien tranquillement devant la chambre pour aller à la salle de bain, et qui fais un bond de trois mètres parce que je me fais pchitter à chaque fois ! Moralité, à n'utiliser que quand on n'est pas à la maison...

Normalement, on devrait avoir des tarifs revendeurs là-dessus, pour ceux qui seraient intéressés...

Par yannick thoulon - Publié dans : Education, mes élèves
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