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Images aléatoires

Gueule de chien

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La belle et malicieuse Lulu

Mardi 24 juillet 2007

Pour une fois, vous ne verrez pas de chiens dans cet articles, mais des chevaux. Mais pas de panique, ça parle quand même de chiens !


Ca commence à sentir les vacances ! Vendredi dernier, j’ai participé à une journée découverte sur l’équitation éthologique au haras de la Cense. Ca fait beaucoup de mots nouveaux à la fois, alors je vais être pédagogue :

-     L’« équitation éthologique », c’est l'expression un peu pourrie qu’ils ont trouvée pour traduire « horsemanship » (« l’art d’être cavalier ». En gros, de comprendre un cheval, de communiquer avec lui et d’obtenir sa coopération). C’est encore un peu flou ? Alors, on va tenter en 2 briques (comme dans Pyramide, vous vous souvenez ?) : "Robert Redford" et "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux". Vous me dites quoi ? "Chuchoteur" ! Ben voilà ! Et ben donc, vendredi, j'ai joué à Robert Redford et j’ai murmuré à l’oreille des chevaux, pour changer. Sauf qu’un chuchoteur ne chuchote pas plus qu’il ne murmure : il s’exprime par son corps, sa gestuelle, son regard et son intention (i.e. sa volonté vraie de communiquer quelque chose au cheval).

-         Et le Haras de la Cense (http://www.lacense.com), c’est tout simplement le haut lieu de l’équitation éthologique en Europe. Le grand chef, c’est Andy Booth, un Australien, qui a grandi dans un ranch et est parti aux Etats-Unis observer, élever et débourrer des chevaux avec Monty Roberts et Pat Parelli. Il a créé en France, terre de tradition équestre, un haras qui révolutionne l’approche européenne, militaire, de l’équitation. Aujourd’hui, il collabore avec certains cavaliers de niveau olympique (Michel Robert, Julia Chevane avec Calimucho…) pour les aider à mieux comprendre leurs chevaux et à les apaiser dans le travail. Il rééduque des chevaux tarés venus du monde entier.

Lui, c'est stormy, le zorse (croisement zèbre cheval) éduqué par Andy. Un vrai challenge, parce qu'il est resté très sauvage.

Vous me direz, qu’est-ce qu’un éducateur canin faisait au milieu des chuchoteurs de chevaux ? D’abord, les chevaux, c’est ma première passion (Allez, j’étais partie pour vous raconter ma vie, mais je vais pas vous infliger ça). Ensuite, les méthodes que j’utilise pour les chiens sont très similaires à celles qu’ils utilisent pour les chevaux. Je voulais en savoir plus, histoire de voir ce que je pouvais affiner de mon côté. Nous voilà donc partis pour un petit comparatif de l'éducation canine/éducation équine (car ils parlent bien d'éducation).

Pour moi, il y a 3 grandes différences entre les chiens et les chevaux. Le chien est un prédateur de 30 kg qui vit 24 h sur 24 avec nous. Le cheval est une proie de 600 kg qui nous côtoie quelques heures par jour (j’ai mis les trucs en gras au cas où vous comprendriez pas. C’est l’équivalent des rires dans une série américaine, pour vous montrer là où il faut faire « aaaaah ! »). A part ça, un cheval ou un chien, ça marche pareil.

Des chevaux qui suivent une voiture avec quelqu'un dans le coffre pour rentrer au pré

Edouard, qui nous a pris en charge pour le stage, nous a ouvert les yeux sur une nouvelle équitation. On était 10, tous passionnés de chevaux, tous niveaux confondus. Bien sûr, comme à tous les stages, il y avait « Celle qui Savait ». Elle avait déjà eu une relation « magique » avec un étalon (qui, à mon avis, essayait juste de la sauter) : elle communiquait avec lui par la pensée et à un moment, il lui a demandé « tu veux être mon amie ? » (sic) ! Et donc, Celle qui Savait a donné des conseils judicieux à Edouard, le responsable du service débourrage et rééducation, pendant toute la partie théorique. Des conseils du genre « Tu sais (car Celle qui Savait tutoyait Edouard, puisque, comme lui, elle faisait partie du club sélect de Ceux qui Savaient…) pour nouer une relation avec un cheval, j’ai remarqué grâce à cette relation magique que j’ai eue, qu’il fallait passer du temps avec le cheval ». Non ? Sans blague ! Heureusement que Celle qui Savait était là pour nous donner des infos si pertinentes !

Bref, revenons à cette nouvelle équitation. Jusque là, quand on apprenait à monter à cheval, on posait ses fesses sur un canasson et on essayait de ne pas tomber. Ensuite, on affinait sa position et on essayait de faire faire des trucs au cheval. Ca, c’est l’équitation. C’est l’équivalent, chez les chiens, des exercices type assis, couché ou du dressage… Sauf que pour Edouard, l’équitation, c’est la troisième étape. Et dans le monde canin aussi, on a trop souvent tendance à sauter les 2 premières étapes. Le premier pas, c'est la compréhension de l’animal (et revenons aux chiens : combien de maîtres savent faire asseoir leur loulou, mais ignorent ce qu’il veut dire quand il remue la queue ? Ca vous fait réfléchir, hein ? Tous à vos copies, vous me direz ce que ça veut VRAIMENT dire, quand un chien remue la queue ! Un indice : ça ne veut pas forcément dire qu’il est content.). Ensuite, il y a les fondations : c’est l’équivalent des règles de base que l’on instaure à la maison avec son chien (et que peu de maîtres connaissent ou appliquent. Attention, reprenez vos copies ! C’est quoi, les règles de bases à appliquer quand on vit avec un chien ?). La troisième étape, et seulement la troisième, c’est l’équitation (donc, le assis, couché, ou le dressage).

Autre similitude avec la méthode que j’utilise, Andy et ses élèves travaillent par « confort, inconfort », essai et erreur. Ils posent un problème au cheval et ils lui demandent de trouver la solution : « Toi qui aimes rester immobile, je te fais bouger. Je n’arrêterai de te faire bouger que quand tu seras allé dans mon sens. » Par exemple, je voudrais que tu recules. Je vais exercer une pression sur ton licol jusqu’à ce que tu transfères ton poids vers l’arrière. Dès que tu fais un pas ou que tu te penches en arrière, je te laisse tranquille. Bientôt, tu auras compris que si tu veux être tranquille, il faut vite céder à la pression, voire précéder la pression, et je n’aurai plus besoin d’utiliser ma longe pour te faire reculer.

Autre exemple, plus compliqué : si tu as peur du coin du manège, je vais t’obliger à bouger et à travailler partout, sauf dans le coin, où je te laisserai tranquille. Tu es libre de fuir le coin, mais dès que tu y mets un sabot, pour toi, c’est le confort. Partout ailleurs, je te titille et je te demande des trucs compliqués. Bientôt, tu as compris qu’on est mieux dans le coin qu’ailleurs. Beaucoup de cavaliers (dont moi) font exactement le contraire : si le cheval a peur du coin, on le force à y aller. Du coup, on rend le coin désagréable. J'avais d'autant moins d'excuses pour faire ça que j'utilise exactement ce principe pour mettre un chien à sa place : on va rendre tous les autres endroits désagréables, et la place super agréable. Bientôt, le chien aura compris son intérêt et ira très volontiers à sa place. Alors que si on l’y met de force, il voudra toujours en sortir.


Les poulinières du haras

Autre truc que j’ai appris pour les chevaux : "N'utilise pas les rênes pour tourner, utilise-les quand il ne tourne pas." C’est pareil pour les chiens : la laisse n’est pas une corde qu’il faut actionner pour faire bouger le chien, mais un filin de sécurité dont on ne se sert que si le chien ne fait pas attention à ce qu’on lui dit. Eh ben n’empêche, j’avais beau trouver ça logique pour les chiens, je continuais à tirer comme un veau sur la bouche de mon cheval (bon, j’exagère, mais j’agissais au moins sur la rêne par une légère pression des doigts). Andy et son équipe, qui montent régulièrement sans filet (et donc sans rênes), nous ont démontré l’absurdité de ce réflexe conditionné qu’on nous apprend dès qu’on pose ses fesses sur une selle.

Bref, tout ça pour vous montrer que ce que je dis, c’est pas toujours des ...biiiip, parce que les plus grands chuchoteurs disent à peu près la même chose !

Bon, c'est pas très représentatif, mais j'avais plus de piles pour prendres les photos intéressantes...

Et donc, au bout de quelques heures de boulot avec les chevaux (déjà éduqués) qu’on nous avait prêtés, on a réussi à obtenir une bonne connexion : le cheval marchait « au pied », son encolure au niveau notre épaule. On marche, il marche. On s’arrête, il s’arrête. On court, il trotte. On recule, il recule ! Et tout ça, sans utiliser sa longe (enfin presque, parce qu’on était quand même pas des super pro.)

Voilà, je m’arrête là, parce que je ne voudrais pas vous embêter trop. Merci à ceux qui sont restés jusqu’au bout, et n’hésitez pas à visiter le site du haras de la Cense : http://www.lacense.com/methode-equitation.php

 

par yannick thoulon publié dans : coups de gueule
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Mardi 10 juillet 2007
Vendredi 6 juillet, Villeurbanne et le Grand Lyon organisaient une balade canine dans le quartier de la Perralière. Le but : permettre aux propriétaires de chiens de se rencontrer, à leurs charmants cabots de se sociabiliser et de se défouler, mais aussi faire passer un message tout simple : ramasser, c’est facile, la preuve !

Dans un premier temps, nous avons suivi Mme Buisson, membre du conseil de quartier environnement et fantastique alliée dans notre cause (bien qu’elle n’ait pas de chien). Elle nous a menés rue de France, qui pose un problème bien particulier. Dans cette rue se tient un collège de déficients visuels. Je ne sais quelle instance à décidé, pour faire honneur à cette institution, de soigner particulièrement les contours des arbres. Chaque arbre est donc entouré d’un vaste espace rempli de copeaux et ceint par une petite margelle en bois (désolée, j'ai pas pris de photo). Le tout est très joli et surtout très pratique pour les jeunes déficients visuels qui s’y assoient à la sortie des classes. Bien pratique aussi pour les propriétaires de chiens qui y ont vu de parfaits espaces sanitaires. Les chiens apprécient de pouvoir y faire leurs besoins légèrement en hauteur et sur un sol bien confortable et absorbant. Vous aurez bien sûr saisi le malaise. Un jeune déficient visuel qui veut s’asseoir sur le bord d’un "canisite", c'est un peu... emmerdant. On comprend qu'ils en aient plein le... dos (bien que ce soit à une autre région anatomique que je pense...) C’est donc à la demande du directeur du collège que nous y avons fait passer la balade pour sensibiliser les propriétaires du quartier à ce problème. Une consultation ainsi qu’une rencontre avec des représentants de l’école sont prévues pour remédier à cette aberration. Un dernier petit détour auprès d'un espace sanitaire canin (nous en avons profité pour ramasser les quantités de crottes qui se trouvaient dedans et autour) et nous voilà repartis.

 

La balade s’est très bien passée. Nous étions assez nombreux, pour une première : 9 chiens, c’est plus que pas mal ! Nous les avons lâchés dans le parc des Droits de l’homme, d’ordinaire interdit aux chiens et exceptionnellement autorisé dans le cadre des balades supervisées par un professionnel (Moi ! La classe !). Nous nous sommes installés dans un petit coin de ce grand square peuplé d’enfants et nous n’avons même pas eu à subir de râleries ! Un père un peu inquiet a quand même repêché son petit qui nous approchait "dangereusement" , mais à la longue, je suis sûre que les relations vont se décrisper. A ce sujet, j'ai lu qu'il y avait plus d'accidents graves causés par des seaux (22 morts par an aux Etats-Unis) ou les ballons de baudruche (11 morts par an) que par les chiens (10 morts). Plus de statistiques dans un autre article !


Les chiens, eux, ont mis un moment à se décider à courir. Poupée et Dolly, peu habituées aux autres toutous sont longtemps restées collées aux basques de leur « môman ». Câline, elle, a voulu faire le vide autour de sa maîtresse en aboyant après quiconque osait s’approcher… jusqu’à ce que je la prenne en laisse. Là, tout à coup, elle était moins fière... Boomer et Pampa ont mis l’ambiance, osant même une petite escapade de quelques mètres au-delà du périmètre virtuel alloué (il faut dire que Pampa avait repéré un biscuit à l’entrée du square…). Le bon vieil Oslo a reniflé le terrain, puis s’est couché, pendant qu’Aïnou explorait la pelouse et que Titi léchait les fesses des filles (enfin, des chiennes). Sacré Titi, qui m’a donné l’occasion de faire un mini-cour de rappel, puis un autre mini-cour sur « comment maîtriser sans crier un petit chien agressif qui tente de vous poinçonner la main » !

Titi

Finalement, tout le monde ayant pris ses marques, la balade s’est poursuivie sereinement et on est tous repartis contents. Merci encore à Mme Buisson pour sa gentillesse et sa bonne volonté, et bravo à la ville de Villeurbanne, qui a osé prendre le parti de libérer les chiens pour libérer la ville des crottes !

Devant le succès de cette première édition, Villeurbanne a prévu d’autres balades en septembre ou octobre. Malheureusement, la ville n'a pas souhaité instaurer de balades cet été (mais celles de la ville de Lyon sont maintenues). Vous trouverez tous les renseignements deux ou trois semaines avant la balade sur mon site : www.jeduquemonchien.fr,

Nous espérons pouvoir maintenir le rythme d’une balade par mois après les vacances. Si vous appréciez l’initiative, n’hésitez pas à le faire savoir à la ville de Villeurbanne et au Grand Lyon, car je vous garantis qu’il faut un certain courage politique pour s’orienter sur cette voie ! (si vous voulez leur adresse mail, écrivez-moi, je vais me renseigner…)

par yannick thoulon publié dans : actualité et activités
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Samedi 30 juin 2007

Avertissement : Désolée, mais pour une fois, j'ai senti la nécessité d'écrire un article sérieux.  Alors courage, si la place du chien en ville vous intéresse, tentez de tenir jusqu'au bout !


Pour ceux qui craignent qu'enfants et chiens ne fassent pas bon ménage, l'article sera ponctué d'une série de photos des enfants présents aux balades canines (certains ont des chiens et veulent les accompagner pour ce grand rendez-vous hebdomadaire, d'autres n'en ont pas et recherchent leur contact)

Trois pas en avant, deux pas en arrière...

Mon Dieu ! Qu’il est difficile d’essayer de faire du bon boulot dans un secteur comme la Croix Rousse, où les habitants sont (à juste titre !) particulièrement fiers de leur quartier, et du même coup particulièrement susceptibles dès qu’il s’agit de propreté. L’annonce des premiers espaces sanitaires canins ne s’est pas faite sans remous : pétitions, levées de boucliers contres ces « boîtes à crottes » (sic). Voici un petit florilège des phrases communément entendues, et une tentative de réponse :



-                          « C’est inadmissible que l’argent public aille aux chiens, il y a quand même d’autres priorités ! ». Il y a en effet sûrement d’autres priorités, mais aux réunions de quartier, les chiens et leurs crottes figurent pourtant toujours au top 3 des discussions favorites ! Pour les élus et leurs concitoyens, cette question semble donc relativement prioritaire.


-                          « Mais on n’a qu’à obliger les maîtres à ramasser ! » Facile à dire (surtout si on ne veut pas y consacrer d’argent public…) ! J’ai une idée : on devrait aussi obliger les gens à jeter leurs canettes à la poubelle, à ne pas taguer les murs et à respecter les feux rouges. C’est déjà ce qu’on fait ? Mais tout le monde ne s’y plie pas ? Tiens, quel hasard ! C’est pareil pour le ramassage. La loi et la raison veulent qu’on ramasse, mais certains individus inciviques peuvent décider de ne pas suivre la raison, ni la loi. Il faut donc à la fois faire de la prévention (les balades canines et les journées d’information y participent), de la répression (si les contrevenants se font prendre, l’amende est salée), et donner une alternative à ceux qui ne peuvent pas ramasser (aveugles, handicapés, personnes âgées…) : c’est le rôle des espaces sanitaires.


-                         A propos des espaces sanitaires :  « On construit des espaces pour les chiens ! C’est la meilleure ! Et pourquoi pas des piscines et des terrains de tennis pour les chiens ? » Les espaces sanitaires ne sont pas construits « pour les chiens ». Les chiens, ils s’en fichent royalement qu’on leur prévoie des endroits pour faire leurs besoins. Si ça ne tenait qu’à eux, ils se soulageraient tout aussi volontiers sur les trottoirs, les aires de pique-nique ou en plein milieu du passage piéton (et on le constate d’ailleurs tous les jours). Les espaces sanitaires n’ont donc pas été crées « pour les chiens », mais pour les piétons qui en ont marre des trottoirs-crottoirs. Ces espaces « sanitaires » portent bien leur nom : ils seront nettoyés une à deux fois par jour (et ce nettoyage, on est d’accord, est indispensable), les services de propreté s'y sont engagés. Ils permettront de limiter les crottes dans les autres rues. Partout ailleurs, le ramassage sera obligatoire.


-                          « On prend de la place sur les espaces verts pour construire ces aires à chiens ! » Pour ce qui est des espaces sanitaires, ils ne font que 10 m carrés et ne prennent donc que très peu de place. Quant aux espaces de liberté, plus grands, ils répondent à une vraie demande et à un vrai besoin. La population canine de l’agglomération est importante : 170 000 chiens dans le Grand Lyon. C’est un fait, on n’y peut rien, et ce n’est pas en disant qu’un chien n’a pas sa place en ville (ce à quoi, bien sûr, je n’adhère pas) qu’on améliorera la situation. Ces espaces de liberté n’empiètent pas sur les jeux d’enfants, car ils sont installés dans des zones inexploitées et délaissées de la ville (friche, square abandonné ou extrêmement peu fréquenté, espace vert clôturé coincé entre deux rues…) ou intégrés dès le départ dans le plan d’urbanisme à l’occasion de grands chantiers (comme au Gros Caillou ou le bd des Canuts). En outre, on fera tout pour que ces espaces soient esthétiques et s’intègrent bien dans le paysage (entourés de verdure, diversifiés…) Pour l’instant, le seul parc de la Croix Rousse où les chiens sont tolérés (et bientôt officiellement autorisés, nous l’espérons) est le parc Melba, rue Chazière, où se tiennent les balades canines du samedi. J’y suis plusieurs fois par semaine, et je n’y ai jamais marché dans une crotte, car la grande majorité des usagers, conscients de leur chance d’avoir un tel espace à disposition, le respectent et en prennent soin. C’est un parc très peu fréquenté et suffisamment grand pour que la cohabitation avec les quelques promeneurs qui s’y trouvent se passe à merveille. Car rappelons que, contrairement aux parcs pour enfants, qui sont interdits aux chiens, les parcs autorisés aux chiens ne sont pas pour autant interdits aux enfants ! Nous avons même l’exemple de parents qui y emmènent leurs progéniture justement parce qu’ils peuvent y voir des chiens. Notre balade du samedi est également peuplée d'enfants de 4 à 12 ans qui viennent jouer avec les chiens, les caresser et les observer.


Il va sans dire que dans tous ces espaces canins de liberté, le ramassage est non seulement obligatoire, mais surtout indispensable. Ces espaces ne doivent pas devenir des champs de crottes, ou tous nos efforts pour les faire accepter seront réduits à néant.

A la balade canine du 23 juin, 45 chiens et leurs maîtres (qui ramassent !) sont présents pour réaffirmer la nécessité de créer des espaces canins. Au centre : Geneviève Bernardin, chef de projet de la Mission animalité urbaine du Grand Lyon et Gérard Claisse, vice-président du Grand Lyon.

J’ai essayé de répondre ici aux inquiétudes plus ou moins fondées des Croix-Roussiens, mais c’est à vous, les propriétaires de chiens, que je m’adresse particulièrement. Sans vous, on n’y arrivera pas. C’est à VOUS, ou plutôt à NOUS (car je fais partie de vous…) de ramasser et de faire passer le mot. Nous devons TOUJOURS avoir des sacs sur nous, et ramasser même dans les CANIVEAUX (on doit déjà slalomer entre les voitures mal garées, alors si on marche en plus dans des crottes...). Sans une participation massive des propriétaires, toute l’action de la Mission animalité urbaine sera vaine. Pour la première fois en Europe, une mission uniquement et entièrement consacrée à l’animal en ville à été créée à l’échelle d’une agglomération (le Grand Lyon compte 55 communes) pour une intégration globale du chien en ville. Vous ne vous imaginez pas tous les bâtons qu’on nous met dans les roues. Et le principal frein à nos actions, c’est encore et toujours ces crottes que certains ne se décident pas à ramasser. Il est primordial d’obtenir l’adhésion des propriétaires de chiens, car sans VOUS, on n’emportera pas le soutien de la population. Et si la population ne suit pas, les élus, et donc les décideurs, ne suivent pas. Voire pire, ils reculent ! Et revoilà notre comptine favorite : trois pas en avant, deux pas en arrière...

 

 

 

par yannick thoulon publié dans : coups de gueule
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Samedi 16 juin 2007
Comme souvent, le mois de juin sera une période faste pour l'éducation canine et l'amélioration de la qualité de vie des toutous citadins, grâce, entre autres, à la Mission animalité urbaine.
A prévoir parmi les grands événements : balade canine géante à la Croix Rousse le 23 juin, ateliers d'éducation canine à Villeurbanne les 16 et 30 juin, balade canine à Villeurbanne le 6 juillet et grande opération "je ramasse, c'est évident" dans le 4e toute la dernière quinzaine de juin. Voilà pour les annonces. Mais pour une fois, je ne vais pas trop blablater et je vais juste vous laisser méditer sur ces images de chiens citadins ET heureux de l'être.

La balade canine du 16 juin

Initiation à l'éducation à Villeurbanne Avec Jessel (le Jack) et Tessa (la boul), Bacchus (le sharpei) et Malice (croisée caniche/fox)

par yannick thoulon publié dans : Divers
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