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 Education canine à Lyon
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Gueule de chien

Maya, Elyos, Cléo en séance photo
signée Bouilles de poils

Images aléatoires

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Mercredi 10 septembre 2008
Une bonne nouvelle pour tous les toutous échoués à la Fourrière : ils auront une chance supplémentaire d’échapper à l’euthanasie grâce à l’ouverture de la SPA de Lyon-Marennes.


Avant toute chose, un petit rappel sur les SPA.

            - Contrairement à une idée très répandue, à la SPA, on n’euthanasie pas les chiens après un certain délai. Tant qu’un chien est apte à l’adoption, toute sa vie s’il le faut, il restera au refuge ou passera dans un autre refuge ou en famille d’accueil, mais il ne sera pas « piqué ». On confond avec la Fourrière, qui capture les chiens abandonnés et les euthanasie au bout de 10 jours si leurs maîtres ne les ont pas réclamés. Mais avant l’issue fatale, il leur reste une dernière chance : qu’une association comme la SPA, Rescue, Animalliance, Sara, Cani Seniors, Cosa Animalia ou autres vienne les choisir et les mettent à l’adoption dans leur refuge, pour un temps illimité.

Un chien de la SPA de Marennes en pleine roulade. Ca fait du bien de retrouver la bonne herbe !

            - Deuxième fait méconnu, il existe plusieurs types de SPA. Le terme SPA n’a pas été déposé, donc tout refuge peut s’auto-proclamer SPA. Il y a donc d’un côté les refuges auto-proclamés (attention, hein, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bien !), comme la SPA de Brignais (que beaucoup appellent la SPA de Lyon). Ils font partie de la Confédération des SPA. Il s’agit d’un ensemble de refuges indépendants qui se sont réunis pour être plus forts. Chacun a sa politique et sa gestion indépendantes. Il y en a des très bien et des moins bien.
L’autre SPA, c’est « la vraie », celle qu’on connaît. On l’appelle la SPA nationale ou la SPA de Paris. Ce sont un ensemble de refuges qui font tous partie d’une même association : la SPA. Ils suivent tous la même politique et ont une gestion commune. Ce sont eux que l’on voit à la télé pour le Noël des animaux, par exemple. Pour les reconnaître, c'est facile : quand il y a ce logo (qui lui, est déposé) c'est la SPA nationale. Sinon, c'est la confédération des SPA.


A l'arrivée, je vous l'accorde, ça ne change pas grand-chose : les deux ont des toutous à recaser. Mais bon, comme ça, au moins, vous saurez...

Les chiens sont sortis deux par deux dans des grands parcs

Une fois tout ça remis au clair, je vous annonce donc la naissance de la SPA de Lyon-Marennes, le premier refuge de la SPA nationale dans le Rhône. J’y suis allée pour voir leurs installations et pour y proposer mes services (bénévoles). Je vais leur faire des fiches techniques, une sorte de « guide de l’adoptant », et je viendrai les aider lorsqu’ils auront des problèmes de comportement avec un de leurs chiens à l’adoption ou adopté. Cela permettra j’espère de faciliter les adoptions et de limiter les retours de chiens au refuge (du genre : « mon chien a fait pipi dedans, je le ramène » « Mon chien a grogné quand j’ai voulu le récupérer sous la table : je le ramène » « Mon chien est hyperactif : je le ramène »…

Je suis ainsi les pas d'Alain Lambert (avec qui on avait créé le club d'éducation des grigris de Gennevilliers), qui souhaite redonner à l'éducation canine et aux éducateurs canin une vraie place au sein de la SPA, pour le bien-être et la tranquillité des chiens et de leurs futurs maîtres (car un chien bien éduqué, ça change la vie ! La nôtre et la sienne ! Et un chien bien éduqué, on ne le ramène pas une seconde fois au refuge). Alain se présente d'ailleurs en tant qu'administrateur à la SPA. Si vous êtes adhérents et que vous partagez ces idées, n'hésitez pas à voter pour lui !

Située à 26 km de Lyon (à Marennes, donc), c’est une SPA à taille humaine, amenée à accueillir une cinquantaine de chiens (pour l’instant, elle en héberge une vingtaine). Elle possède trois grands parcs où les chiens sont sortis chaque jours deux par deux. Les box présentent une partie intérieure et une courette à l’extérieur. Ils sont quasiment tous chauffés et le seront tous d’ici quelque temps.


La directrice, Nathalie Rivier, m’a fait très bonne impression. Sympathique, la tête sur les épaules, consciente de la nécessité d’éduquer les chiens et les maîtres, soucieuse du bien-être de ses protégés... Franchement, c’est un refuge que je vous conseille fortement !

Si vous ne souhaitez pas adopter mais que vous voulez les aider, vous pouvez toujours faire un don à la SPA ou vous proposer comme bénévole (pour s'occuper des chiens, les sortir, les brosser, jouer avec eux, mais aussi peut-être aider à faire les box et à orienter les adoptants). La SPA de Lyon Marennes recherche des bénévoles la semaine, ainsi que des délégués enquêteurs (pour aller vérifier les conditions de vie des chiens adoptés).

Cool, un ballon ! Ca change du box !

 

Coordonnées : 660 chemin de chante Merle 69970 Marennes

tél/fax: 04.72.70.46.36

 

Il y aura bientôt des panneaux pour indiquer la route. En attendant, en venant de Lyon, dans Marennes, prendre au grand croisement droite, puis au bout de 100 ou 200m, vous verrez une toute petite pancarte rouge Chenil Service sur la gauche, suivez cette pancarte jusqu’au bout de la toute petite route.

Par yannick thoulon - Publié dans : coups de coeur
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Jeudi 28 août 2008
Mais il suffit d'un peu d'éducation pour que tout, tout près de nous, se transforme en rires et en chanson !

Depuis 10 jours, j’ai accueilli une petite lapine de 6 mois à la maison (adoptée dans une association, bien sûr).


Evidemment, comme tout animal qui se respecte, elle a droit à un maximum de liberté, c'est à dire pour l'instant un clapier à deux étages ouvert sur un enclos ouvert sur mon bureau. Inenvisageable de la garder en cage toute la journée ! A chaque fois que je dis ça, j’ai droit à des cris étouffés, mi-surpris, mi-horrifiés (enfin, surtout de la part de ma mère, qui s’en ficherait que le lapin se fasse croquer par Pampa, mais qui suffoque d’avance en imaginant mon bureau plein de foin et de jouets pour lapin. Mais comme ma mère n’habite pas chez moi, on est sauvés !).

Atcha et son jouet préféré : la baballe en fibres naturelles à dégommer !

Voilà la phrase que j’ai le plus entendue ces derniers jours : « Et comment tu vas faire avec ta chienne ? ». D’autres, qui me connaissent moins bien, on ce réflexe un peu bébête qu'ont 90 % des gens mal informés de vérifier si la race du chien sera compatible avec le lapin : « Et vous avez quoi, comme chien ? » « Un croisé épagneul ». « Quoi ? Un chien de chasse !!!! Faites attention, hein ! ».

Je les remercie de me mettre en garde, c’est vrai que je n’y avais pas pensé !

Alors, à tous les horrifiés que je rencontre, je tiens à rappeler que :

            - Primo, tous les chiens, qu’ils soient bichon, labrador, braque, berger allemand ou border collie, sont par nature des chasseurs et sont capables de tuer un lapin d'un coup de croc si ça leur chante. Ils ont simplement un instinct plus ou moins développé selon les individus (croyez-moi, je connais des bergers qui ont un sacré instinct de chasse et de poursuite ! L’instinct de chasse est d’ailleurs à la base du dressage des chiens de troupeau). Alors quel que soit le chien, il a intérêt à être bien éduqué.

            - Deuxio, un chien bien éduqué, bien sociabilisé et bien dans sa tête est capable de faire la différence entre un truc qui bouge dehors et un truc qui bouge à l’intérieur de la maison. Dans ce deuxième cas, une petite case au fond du cerveau devrait s’allumer et dire « attention, ce truc n’est sûrement pas à manger sans autorisation ! ».

Personnellement, j’avais assez confiance en ma chienne pour savoir que tout se passerait bien, avec évidemment beaucoup de surveillance. J’ai aussi assez de contrôle sur elle pour pouvoir l’arrêter en cas de « défaillance du système ».

Donc, l’expérience a commencé il y a 10 jours. J’ai choisi Atchamana, la lapine, car elle était déjà habituée aux chiens et ne risquait pas de me claquer dans les doigts à la vue de Pampa. Pour ceux qui veulent connaître l’origine de ce nom, je vous invite à regarder et surtout à écouter ces petites vidéos de 4 secondes qui fleurent bon mon enfance.

 



Dans le premier, il dit plus "atchoubidou", mais et dans le deuxième, il dit plus "atchamana". C'est de là que vient ce superbe nom facile à retenir ! D'ailleurs, si un jour je lui prends un copain, je l'appellerai probablement "atchoubidou". (en vrai, c'est du hollandais, et il dit "asdjemenou", qui veut dire "m'enfin ?")

 Du côté de ma chienne, tout s’est passé comme je l’avais prévu (à un petit détail près).

Jour 1 : Pampa complètement stressée, obsédée, obnubilée par Atcha, scotchée au clapier, tendue comme un string, prête à bondir au moindre mouvement de l’intruse. Pour cette première étape, j’avais laissé Atcha dans son clapier pour qu’elle soit en sécurité. Il faut dire qu’à part une multitude de chiens, aucun autre animal n’étaient jamais entré « chez Pampa". Au mieux, elle avait cohabité tant bien que mal avec un chat chez mon frère pendant deux jours (mon genou, lacéré par les griffes de Ouah Ouah  - le chat – qui visait ma chienne, s’en souvient encore !).

 


Du coup, Pampa était complètement stressée, mais c’était prévu. Quand elle ne fixait pas le clapier, elle nous sautait dessus le plus haut possible en faisant des « wouwouwouhhhh » du genre « Eh Oh ! Je suis là ! Regardez-moi ! ». Apothéose : elle a pissé sur le canapé quand je l’ai laissée le soir pour aller au resto (c’était ça, le petit détail imprévu).

Jour 2 : Le matin, Atcha sort du clapier et explore son enclos. Pampa est toujours intéressée, mais se blase peu à peu.

L’après-midi, Pampa est résignée. Elle a compris qu’il ne fallait pas toucher à ce truc, qui avait bien l’air d’être parti pour s’incruster. Atcha, elle, est intriguée par Pampa et aimerait bien faire plus ample connaissance, mais Pampa fait celle qui l’ignore, un peu inquiète quand même.

 


Sur cette vidéo, au début, on la voit me jeter des regards interrogateurs, genre « qu’est-ce que je fais ? » "T'en penses quoi, toi ?". Vous remarquerez aussi la léchouille finale dans le vide, un  « signe d’apaisement » qui montre en l'occurrence qu’elle est dans ses petits souliers. Elle fait de gros néfforts, ma poulette !

 Les jours suivants : rien de neuf. Entente cordiale. Status quo. Ni plus, ni moins.

Alors, comment j’ai fait pour faire cohabiter la proie et le chasseur ? Eh ben finalement, je n’ai pas fait grand-chose. Je n’ai pas eu besoin de dire « laisse » à Pampa ni de la tenir en laisse, car elle savait déjà par son expérience passée qu’elle ne devait sûrement pas toucher à ce truc. Donc, le côté prédateur ne m’a pas trop posé de problème (et pourtant, dieu sait si Pampa est une bonne chasseuse ! Elle a chopé des dizaines de mulots et de taupes cet été. ) Je me suis contentée de m’intéresser à Pampa pendant que je laissait vadrouiller Atcha, et vice-versa. Très vite, Pampa a vu que ce truc n’était pas très intéressant, puisqu’il ne changeait pas grand-chose à sa vie. Je m’intéresse toujours à elle quand je lui demande quelque chose, et je la zappe toujours quand je lui demande rien. La routine, quoi. Et la routine, c’est rassurant ! Quand Atcha approchait et que Pampa ne bougeait pas, je félicitais la chienne chaleureusement. Quand Pampa faisait mine de réagir un peu fort, je lui disais « doucement » très calmement, pour faire baisser la pression.

Quand Pampa se montre trop intéressée et veut s’interposer entre Atcha et moi (ça la soûle que je m’intéresse à quelqu’un d’autre), je l’envoie à sa place pendant quelques secondes, histoire de lui dire que je ne suis pas sa chose et que j’ai le droit de m’intéresser à un autre. Dès qu’elle est à sa place, je la félicite et je la caresse. La routine, encore une fois.

Résultat, aujourd’hui, Pampa et Atcha s’ignorent complètement –en fait, Pampa est quand même encore un peu inquiète : la preuve, ce regard insistant vers moi, figé, à la fois interrogateur, inquiet et indigné, quand la lapine s’approche trop près de son coucouche. Elle est capable de me regarder comme ça pendant plusieurs dizaines de secondes. Cherche-t-elle du réconfort ? Essaye-t-elle de voir si j'ai peur, si je suis en colère ou si j'ai l'ai de trouver ça normal ? Cherche-t-elle mon approbation ? A-t-elle peur de se faire gronder pour x raison ? Je l'ignore, mais elle me ressort ce regard à deux occasion : quand un autre animal s'approche de son coucouche, et quand un autre animal fait une bêtise dont elle sait que ça va me faire réagir (par exemple s'il aboie, ne revient pas au rappel)... L'oeil gauche un peu plus fermé que le droit confirmerait qu'il s'agit d'un regard mal à l'aise : selon certains chercheurs, comme le cerveau droit gère les émotions négatives, elles se manifestent sur le côté gauche du corps (par exemple l'oeil gauche plus fermé ou un battement de queue plus prononcé à gauche). Intéressant. Piste à creuser. En tout cas, là, ça semble se vérifier...

Sur ces images, je n'ai pas appelé Pampa. C'est elle qui se tourne vers moi avec ce regard caractéristique. Sur la dernière photo (je ne l'ai toujours pas appelée, c'est elle qui se tord le cou pour être en contact avec mon regard), on remarque encore le petit coup de langue d'apaisement. Y a un peu de stress dans l'air, mais ça va se tasser !

 

Non, non, elle ne se lèche pas parce qu'elle imagine le bon gueuleton qu'elle pourrait faire, mais justement parce qu'elle s'empêche de le faire !


J’aurais bien aimé qu’elles deviennent « potes » et dorment collées l’une à l’autre, mais je sais bien que ce n’est pas le genre de Pampa. Jamais de sa vie elle ne s’est collée à un autre animal (même pas à un chien). Mais sait-on jamais, ça viendra peut-être, à l’initiative d’Atcha…

 

 

Par yannick thoulon - Publié dans : Divers
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Vendredi 11 juillet 2008

C’est la saison des abandons. Et si on en faisait la saison des adoptions ?

 
Je rappelle que ma chienne a été adoptée à la SPA de Gennevilliers (la plus grande d'Europe, mais pas la plus moderne !) à l’âge d’un an et demi. Je vis et travaille avec elle. Elle est parfaitement sociable et n’a absolument aucune « séquelles » de son passage en SPA. J’ai été formée par Alain Lambert, éducateur canin qui n’a lui aussi que des chiens bâtards (des Grigris) adoptés adultes en refuge. Toute son équipe d’éducateurs a suivi le mouvement et vit et travaille avec des chiens issus de la SPA.

Ma Pampa, pour ceux qui ne la connaîtraient pas

 

 Voici une petite liste des idées reçus sur l'adoption des chiens. J'espère que cela convraincra certains d'entre vous de vous tourner vers des refuges pour trouver votre nouveau compagnon.

Les chiens abandonnés ont été maltraités

Très souvent, c’est faux. Les cas de chiens maltraités existent, mais ils sont très rares. Il est facile, lorsqu’on adopte un chien adulte et qu’on ne s’en sort pas (tout simplement parce qu’on s’y prend mal) de dire que le chien a sûrement été maltraité ! On voit tous les jours des chiots ou jeunes chiens achetés à 2 mois dans de bons élevages qui sont très craintifs, parce qu’élevés à la campagne dans un cocon, hors de toute stimulation visuelle et auditive. Si ces chiens viennent à être abandonnés, on aura tendance à dire que leur peur vient d’une maltraitance. C’est commode, mais c’est la plupart du temps faux.
Il y a toutes sortes de raisons à l’abandon. Souvent, le chien n’y est vraiment pour rien. On n’en veut plus parcequ’il perd ses poils, qu'il est devenu sourd ou aveugle, qu'il est trop gros ou trop vieux, qu'il a pissé sur la jante de la voiture toute neuve (véridique !)… Il peut encore avoir appartenu à une personne décédée ou malade, à un SDF obligé de rentrer en foyer, à un couple qui a divorcé… Il peut être trop ou pas assez dynamique pour ses maîtres, ou ne pas correspondre aux nouvelles conditions de vie après un déménagement ou une séparation…

 

Les chiens des refuges sont des chiens à problème

Pas plus que les autres. Les chiens des refuges sont des chiens normaux, qui viennent souvent d’élevages. Comme tout chien normal, s’ils sont mal éduqués, ils peuvent développer des problèmes de comportement (aboiements, grognements, destruction…) qui peuvent être résolus assez rapidement avec une bonne éducation. Un cadre, de la stabilité, des sorties, une bonne sociabilisation, et tout rentre dans l’ordre !

 

Un chien adulte aura plus de mal à s’attacher à son maître.

Faux ! Un chien adulte s’attache très vite à la personne qui s’occupe de lui et l’encadre. En trois jours, ça peut être fait.

 

Un chien adulte est plus difficile à éduquer

Faux ! Les chiens apprennent à tout âge. Adultes, ils ont la maturité physique et intellectuelle pour comprendre toute suite les nouvelles règles de vie qu’on leur propose. Pour un chiot de 3 mois, par exemple, il est difficile de marcher au pied, puisqu’il n’est pas encore bien coordonné et se laisse facilement distraire. De même, il n’est pas évident pour lui d’apprendre à être propre, puisqu’il n’a pas encore tout à fait la maîtrise de ses sphincters. A 4 ans, ces problèmes ne se posent plus.

Autre avantage : en adoptant un chien adulte, on saute la période pénible de l’apprentissage de la propreté, ainsi que la phase d’adolescence, toujours difficile.

Un chien adopté dans un refuge reste traumatisé par l’abandon et aura peur de rester seul.

Faux ! La bonne excuse ! Le chien vit dans le présent. Si la période où il est dans sa cage n’est sûrement pas une partie de plaisir, une fois qu’il en est sorti, il n’y pense plus. Beaucoup de chiens connaissent une phase durant laquelle ils ont du mal à rester seuls, et le fait qu'ils proviennent ou non de refuge n'y change rien. Encore une fois, c’est une bonne excuse que se trouvent souvent les maîtres. Ce problème peut être solutionné comme les autres, en offrant au chien un  mode de vie adapté et de cadre rigoureux. Un chien bien cadré stresse moins et donc détruit moins, et cela n’a rien à voir avec le fait d’avoir vécu en cage ou non.

 

En adoptant un chien dans un refuge, on prend un risque, car on ne connaît pas son passé

Pour moi, on prend moins de risque on adoptant un chien adulte dont on peut connaître le caractère qu'un chiot, dont on ne sait pas comment il va évoluer à l'adolescence.
Souvent, le passé du chien est connu. Et s’il est inconnu, finalement, peu importe, car ce qui compte, pour le chien, c’est le moment présent. On ne l’aidera pas en s’apitoyant sur son sort sous prétexte qu’il a peut-être été « traumatisé ». On lui offre un nouveau départ, et c’est ça qui compte.

 

Un chien adopté en refuge nous est reconnaissant

Faux, n'en déplaise aux bonnes âmes ! Pour les mêmes raisons qu’au dessus. Il vit dans le présent et n’a pas la manie humaine de toujours se référer au passé. Il ne sera ni plus ni moins attaché à nous qu’un autre chien. Quand un chien issu d’un refuge est très indépendant, on dit que c’est parce qu’il a vécu en cage et qu’il a pris l’habitude de ne pas s’attacher à un humain. Quand il est très dépendant, on dit que c’est parce qu’il a vécu en cage et qu’il se rattache au premier humain qu’il voit.
Eh bien moi je dis que c’est juste sa nature qui fait ça, et que cage ou pas, il aurait le même comportement.

 

Dans les refuges, on ne trouve que des bâtards

Faux ! A Gennevilliers, comme dans les autres refuges, il y a environ 40 % de chiens de race inscrits au lof. On a même vu passer des chiens assez rares : fila brasilero, loup de Sarloos, chien nu du Pérou, sharplanina… On y voit aussi des chiens très demandés comme les labradors, jack russels, dalmatiens, bergers australiens, cockers…

Les bâtards sont plus intelligents que les autres.

Faux ! On aimerait bien, hein ? Ca nous rassurerait, hein ? He ben non ! Chaque chien a sa propre intelligence. Le fait d’appartenir ou non a une race ne joue en rien sur l’intellect. La seule qualité particulière que l’on peut reconnaître aux bâtards, c’est qu’on est sûrs qu’ils ne souffrent pas de consanguinité !

 

Dans les refuges, on ne trouve que des gros chiens

Faux ! On trouve beaucoup de petits chiens, mais il est vrai que les petits chiens ont tendance à être adoptés plus vite que les gros. Il y a donc plus de roulement et lorsqu’on repère un petit chien qui nous convient, on a intérêt à être rapide, car il risque bien de nous filer sous le nez.

Quelques conseils :
    - Ne vous fiez pas au comportement du chien en cage. Un chien qui est depuis longtemps dans son box peut le garder et paraître très féroce, mais être une bonne pâte à l'extérieur. A l'inverse, un chien peut être timide dans sa cage et très exubérant à l'extérieur. Moralité : demandez toujours à voir le chien en dehors de sa cage.

    - Si vous avez un autre chien, demandez à pouvoir les mettre en contact afin de voir si ça colle.

    - Un chien qui est resté longtemps au box pourra être très fou-fou une fois sorti et tirer comme un malade. Ca ne veut pas dire que vous ne pourrez pas l'éduquer à la marche en laisse.

    - Ne craquez pas sur un physique ou sur une histoire, mais sur une personnalité. Plus le chien a le port de tête et de queue hauts, plus il a du caractère. Cela ne veut absolument pas dire qu'il sera agressif, mais un chien à la queue en panache sera peut-être moins docile qu'un autre, à la queue horizontale. Pensez-y si c'est votre premier chien. Demandez toujours au personnel du refuge de vous parler du tempérament du loulou.

Par yannick thoulon - Publié dans : Divers
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Vendredi 20 juin 2008
 Scène 1. Extérieur jour. 16h. Ecole des déficients visuels de Villeurbanne
En scène : Un groupe de chiens visiteurs (Aïnou, Pampa, Otan’e, Alto, Cassy, Vera) et leurs maîtres.

Un groupe d’enfants et ado de 7 à 17 ans, tous déficients visuels.

 Regroupés timidement dans la cour, presque entassés les uns contre les autres, le groupe d’enfants et d’adolescents s’approche doucement, pas très rassuré quand même ! Les chiens, eux, sont assis ou couchés sur leur tapis. Attentifs pour les uns, très relax pour les autres !
Ca va, Pampa ? Pas trop stressée ?

Si on a programmé cette visite, c’est que les enfants de l’école des déficients visuels étaient pour beaucoup terrorisés par les chiens, mais amenés à en côtoyer souvent, notamment les chiens guides. Seul 3 sur la dizaine d’enfants présents étaient ravis d’accueillir ces intrus à quatre pattes. Les autres se tenaient en retrait, méfiants ou dégoûtés. Le fait qu’ils voient mal les chiens n’arrange bien sûr pas leurs inquiétudes. Pour eux, ces animaux ne sont que des formes mouvantes imprévisibles ! Pas évident de confronter tout ce petit monde sans traumatiser personne ! Alors, on a choisi une méthode progressive en passant par le jeu.

Jeu numéro 1 : les statues. Les enfants ne devaient pas bouger d’un pouce, pendant que nous faisions circuler les chiens entre eux. Tous, même les plus horrifiés, ont passé cette épreuve avec succès et ont commencé à se décoincer.
Jeu numéro 2 : les enfants se mettent à la queue leu leu et forment un tunnel en écartant les jambes. D’abord, on fait passer Pampa, la plus petite, qui ne risque pas de les toucher. Et puis tout le monde s’y met. Aïnou, avec ses grands poils, provoque quelques cris de surprise au moment où elle touche les jambes des enfants ! L’excitation et la joie commencent à pointer leur nez !

Petit à petit, de jeu en jeu, le contact se fait de plus en plus rapproché, sans que les enfants ne s’en rendent compte, et finalement, chacun est capable d’aller vers les chiens, de les caresser et même de prendre son préféré en laisse pour partir se promener avec lui et son maître.

On assiste à des scènes vraiment très attendrissantes.

Scène 2 : Extérieur jour. 17h. Dans les rues de Villeurbanne
Entrée en scène : les chiens et les maîtres de la balade canine du mercredi organisée tous les mois par Villeurbanne Et toujours : les chiens visiteurs, les enfants déficients visuels.


Au bout d’une heure, les enfants sont assez à l’aise pour se lancer dans une grande balade de deux heures à travers les rues de Villeurbanne, avec pour objectif un lâcher de chien dans un espace clos qui nous est réservé. Et la grande surprise est là : au lieu de rester coller aux seuls chiens visiteurs déjà connus, les enfants demandent à prendre les chiens de la balade en laisse. Les maîtres et les chiens se prêtent volontiers à l’exercice.

Et c’est comme ça qu’on voit notre Boomer, notre Cyrius ou notre Toffee suivre gaiement un enfant ravi qui, il y a une heure encore, hurlait à la vue d’un chien !
Mais une fois les chiens lâchés, c'est une autre affaire ! Une grosse quinzaine de chiens qui courent dans tous les sens, au début, ce n’est pas rassurant, surtout quand on ne voit pas bien ! D'abord collées au mur, les filles finissent quand même par prendre confiance et appellent les chiens vers elles.
La petit Sarah (en rose) s'est éclatée pendant 2 heures en courant comme une folle avec son nouvel ami Toffee, ravi de se prêter à l'exercice ! Vraiment mignon ! Elle a dû rentrer chez elle exténuée !

Tout se passe à merveille ! Au bout d’une demi-heure, on a l’impression que ces chiens et ces enfants ont toujours vécu ensemble. Ca a vraiment été un moment inoubliable, aussi bien pour nous que pour les enfants, qui ont eu bien du mal à quitter nos chiens !
Voici deux petites vidéos de la balade, pour vous montrer un peu l'ambiance. Une belle réussite conjointe du Grand Lyon et de Villeurbanne

balade canine de villeurbanne
envoyé par pampalala
 Villeurbanne !
balade canine de villeurbanne 2
envoyé par pampalala




Par yannick thoulon - Publié dans : actualité et activités
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