Mercredi 13 décembre 2006
Les 16 et 17 décembre, c’est le noël des animaux de la SPA : un week-end d’adoption organisé en dehors des refuges, pour tous ceux qui disent « Oh, moi, j’adorerais adopter un chien, mais je ne peux pas mettre les pieds à la SPA. C’est trop triste de les voir dans leur cage. » Oui, et avec ce genre de reflexions, on les aide vachement à en sortir, de leur cage !!

Toutes les photos présentes ici sont celles de chiens proposés à l'adoption au refuge de Gennevilliers, comme ce petit épagneul rigolo
Bref, à Paris, vous pourrez venir choisir votre futur compagnon à l’espace Champerret. Le noël des animaux, c’est une grande chance pour de nombreux chiens et chats qui traînent dans les refuges depuis des mois. Adopter un animal, c’est vraiment génial. Mais à la SPA, on se méfie toujours des adoptions coup de cœur ou pire, des adoptions BA, qui nous prennent - et nous quittent malheureusement aussi – comme une envie de faire pipi. Adpoter un chien, même au noël des animaux, ça se réfléchit mûrement. Je me souviens, l’an dernier, de ce loulou qui avait été adopté le samedi et qui a été ramené le dimanche parce qu’il avait fait pipi dans la maison. Eh oui, un chien, même pris au noël des animaux, ça reste un chien. Il vaut mieux l’avoir compris avant de vouloir faire sa bonne action de l’année.


En 2006, comme l’année d’avant, et l’année d’avant, et l’année d’avant, avec mes collègues (Alain, Emilie, Vincent, Sam et Sandrine), nous tiendrons le stand des grigris de Gennevilliers : le club d’éducation de la SPA de Gennevilliers, créé pour aider les adoptants à partir du bon pied avec leur nouveau toutou. Avec nos supers appareils photo, on tirera le portrait des maîtres et de leur compagnon fraîchement adopté, et on prodiguera tous les conseils nécessaires à une adoption réussie. Les agents de chenils seront là pour vous conseiller dans votre choix. Et le choix, vous l'aurez : des chiens de race, des bâtards, des corniauds, des jeunes, des vieux, des moches, des beaux, des maigres, des gros, des poils courts, des poils longs... Des chiens, quoi !
Voici un petit échantillon de chiens de race...

Un dalmatien, un Samoyède... On a de tout, à la SPA
Et de chiens moins de race ...


Alors rendez-vous ce week-end à l’espace Champerret. Venez nombreux sortir nos petits protégés de leur cage !
Je vous raconterai bientôt, photos à l’appui, comment ça s’est passé. La suite au prochain épisode !
En attendant, vous pouvez aller faire des repérages sur le site www.spadegennevilliers.com où vous trouverez tout un tas de photos des chiens de Gennevilliers (toutes les photos présentées ici viennent de ce site).
PS : Petit rappel pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est de Gennevilliers que vient la chienne la plus mignonne du monde : Pampa ! (cf l'album Pampa t'es belle)
par yannick thoulon
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La fête du chien lumière, c’était samedi dernier (enfin, le 2, pour ceux qui lisent ça en retard). 160 chiens guides et quelques dizaines de chiens de compagnie, et même pas de champs de crottes laissés derrière nous ! Bienvenue à la Saint Labrador !!
Tout a commencé par l’accueil des participants à la gare de la Part Dieu. Avec Nathalie et Hélène, je m’occupais du groupe de l'école des chiens guides de Paris (26 personnes, dont 12 non-voyants et leurs 12 paires d’yeux à quatre pattes). Première épreuve : faire entendre ma voix douce et mélodieuse dans ce joyeux bazar ! J’aurais apprécié l’aide d’un chien de berger bien dressé pour rassembler le troupeau (parce que moi, mordre les jarrets des Parisiens pour les faire avancer, j’en ai souvent eu rêvé, mais j’ai jamais osé…). A défaut, c’est à cris de « Allez, Paris, en avant ! » que nous avons mené notre petite troupe (qui aurait cru qu’un jour, on m’entendrait crier « allez Paris ! »). A peine le convoi exceptionnel lancé, nous subissions des ralentissements, puis un véritable bouchon devant le métro à cause des portes-guillotines de l’entrée, qui s’obstinaient à se refermer sur la truffe de nos pauvres toutous. Après cette opération escargot imprévue, vaine et ultime tentative de la ville pour résister à l’invasion canine, la marche sur Lyon pouvait réellement commencer.
Dans le métro, j’ai l’impression d’encadrer un groupe de gamins en sortie de classe : « Pour ceux qui se perdent, on descend à Hôtel de ville, dans deux stations ! ». Devant les yeux éberlués des Lyonnais, plus amusés qu’agacés, notre joyeuse bande de « bêtes à six pattes » (un bipède plus un quadrupède égale un sextupède) se fraye un chemin dans les couloirs et trouve finalement assez facilement sa place.

Desolée, toutes les photos sont floues...
Les chiens guides, habitués au métro, sont exemplaires et se couchent immédiatement sous les sièges. Les quelques chiens de compagnie qui nous accompagnent font aussi très bonne figure. Premier pari réussi : des chiens dans le métro, c’est comme à la SNCF, c’est possible ! Et miracle, aucun passager n’a râlé !
Rendez-vous ensuite à l'Hôtel de ville pour un cocktail et une photo de groupe (sous la pluie, bien sûr !) puis c’est le départ pour la grande marche aux flambeaux (enfin, sans les flambeaux, car ceux-ci nous attendent à Bellecour). L’impressionnant cortège se met en route. Là, pour moi, c’est la débandade. Mon charme incommensurable n’agit plus : mes ouailles, décidément de plus en plus à l’aise, se dispersent. Avec mon catastrophisme habituel, j’imagine déjà, aux infos du lendemain, des histoires d’aveugles errant dans la ville et de chiens guides perdus sur le périphérique. Finalement, toute la troupe progresse sans heurts jusqu’à la place Bellecour. Tant pis pour les journalistes présents, qui auraient bien aimé se mettre une histoire croustillante sous la dent !
Un chien guide et ses colliers phospho ! (encore flou...)
Près de 200 chiens qui défilent sagement et proprement, les Lyonnais n’en croient pas leurs mirettes ! Après une demi-heure de marche, nous voici place Bellecour. On nous distribue des flambeaux électriques, parce que les vrais flambeaux, dans les mains des aveugles, je sais pas pourquoi, les organisateurs ne le sentaient pas. On se place sur la silhouette du chien dessinée par terre, en espérant que, vu du haut de la grande roue qui domine la place, ça ait du chien (oui, bof... elle était facile, celle-là). Sauf qu’un incident électrique sur la roue a empêché le journaliste de prendre la photo !Tant pis. Un petit verre de vin chaud pour se remettre et place à la démo d’agility ! Bon, là, Caro, Siloé et moi, on foire un peu notre coup, parce que les obstacles sont bancals, la maîtresse stressée, la guide dispersée, la chienne démotivée et perturbée par la nuit. Mais on se rattrape largement au deuxième passage, et les couples maîtres-chiens sont ravis de pouvoir essayer de franchir quelques obstacles. Comme d’habitude, tout le monde veut mettre la barre au plus haut, parce que « mon chien, c’est pas une tapette !». Et après m’être égosillée une bonne dizaine de fois pour dire que « c’est trop haut ! Il faut procéder par étapes ! », je finis par rester en retrait et me contenter de vérifier qu’aucun chien ne se fasse mal. Grâce à une annonce de Geneviève au micro, je prends ensuite au cas par cas quelques équipes maître/chien pour les aider à mieux aborder les obstacles.
Caro et Siloé en fin de parcours devant la fameuse roue. Y a du monde, hein !
Vers 20h30, à la fin de la manifestation, tout le monde est bien fatigué et rêve de retrouver un bon lit douillet chez sa famille d’accueil (je rappelle que la plupart des participants n’étaient pas Lyonnais. Un grand merci aux bénévoles qui les ont logés !).
Finalement, l’objectif de la manifestation est atteint : des chiens et des maîtres bien éduqués ont voyagé en train, sillonné la ville, pris le métro et investi la place principale de la deuxième ville de France (la troisième, selon ces frimeurs de Marseillais) et le monde de s’est pas écroulé. Il n’y a pas eu de morts par glissades sur crottes, ni d’invasion soudaine de puces, ni d’épidémie de rage.
Merci à Geneviève (Bernardin) et Hélène (Bajard) de nous en avoir apporté la preuve, s’il en fallait encore une : un chien en ville, c’est possible, du moment qu’il est bien éduqué !
par yannick thoulon
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A lyon, le 8 décembre, c'est la fête des lumières (une fête religieuse où la ville remercie la Sainte Vierge de l'avoir délivrée de la peste en je sais plus quelle année, mais il y a longtemps). Quand j'étais petite, on mettait des luminions (des petites bougies dans des verres colorés) sur toutes les fenêtres et ensuite, on allait voir en ville si nos voisins avaient aussi mis leurs lampions. C'était joli, c'était drôle. J'ai toujours adoré le 8 décembre ! Aujourd'hui, la fête est laïcisée, toute la ville et les grands bâtiments sont superbement illuminés avec les moyens les plus modernes (et les habitants continuent à mettre des luminions). C'est joli. C'est drôle. J'adore le 8 décembre ! (je l'ai déjà dit ?) Ca passe même au journal de 20 h, tellement c'est chouette.


Merci au site www.je-pars.com pour les photos ! (Eglise Saint Nizier et place des terreaux)
Bref, cet article n'est pas sur la fête des lumières du 8 décembre, mais la fête du chien lumière du 2 décembre. Et vous verrez, c'est chouette aussi !

Pour la deuxième année consécutive, on attend un défilé aux flambeaux de plusieurs centaines de personnes et près de 200 chiens dans les rues de Lyon. Des chiens guides et leurs maîtres arrivent de 10 écoles des quatre coins de la France (y a même ma copine Caro avec sa chienne Silo. Et même qu'on va faire une démo d'agility).

Là, c'est Silo en train de sauter, mais au chien lumière, les obstacles seront mieux !
Le but de la fête ? Prouver qu'avec un peu d'éducation, un chien peut parfaitement s'intégrer dans la ville. Les chiens guides se mêlerons aux chiens de compagnie des Lyonnais pour montrer qu'un chien dans une ville, ce n'est pas si incongru que ça.
Je vous mets le texte officiel de la fête du chien lumière :
"Plus personne aujourd'hui ne s'étonne de voir des végétaux dans la ville. En ce qui concerne la présence animale, cela s'avère plus complexe. Le chien, le plus vieil ami de l'homme, peut pourtant tout à fait s'intégrer harmonieusement dans la cité et contribuer à la rendre plus conviviale, en facilitant les échanges. La recette d'une cohabitation courtoise repose avant tout sur une bonne éducation du chien et de son maître avec leur complicité, à l'image des chiens guides d'aveugles..."
Et moi, là-dedans ? Ben je ferai de mon mieux pour encadrer une équipe de maîtres et de chiens, comme les 40 autres "managers" qui ont été désignés pour aider à organiser la journée.
Alors voilà, si vous êtes à Lyon le 2 décembre, n'hésitez pas à venir participer à la balade canine de la place des Terreaux à la place Bellecour, à regarder la démonstration d'agility et à écouter les interventions des différents spécialistes.
Si vous êtes partants pour participer ou accueillir une personne venue d'une autre ville pour la nuit, n'hésitez pas à vous manifester auprès de Geneviève Bernardin (mission animalité urbaine du Grand Lyon), au 06 67 17 44 60 ou d'Hélène Bajard (Fédération française des associations de chiens guides d'aveugles) au 01 64 44 89 81.
par yannick thoulon
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Dimanche dernier, c’était stage clicker au club canin de Tournan Gretz avec Gilbert Guevel, champion de France de RCI en 2003 et 2005. Alors, pour ceux qui n’ont rien compris à cette première phrase, voici un petit glossaire rapide.

C’est quoi, le clicker ? C’est un petit truc qui fait click click que l’on actionne pour récompenser le chien quand il fait ce qu’on veut (par exemple, quand il s’assoit). Au départ, on a associé le son du click à une récompense (quand on clique, on donne de la bouffe, et du coup, au bout d’un moment, quand le chien entend click, il pense « Bouffe ! Chouette ! ») Cette méthode est très bien pour les gens qui ne savent pas trop féliciter ou qui ont du mal à attirer l’attention du toutou. Grâce à la forte motivation du clicker ("Bouffe ! Chouette !") le chien fait beaucoup plus volontiers ce qu’on lui demande, sans qu’on ait besoin de le triturer dans tous les sens (enfin, y a des nuances à apporter à tout ça, mais si vous voulez en savoir plus, vous n’avez qu’à faire un stage clicker vous-mêmes !).
Et c’est quoi, le RCI ? C’est une discipline qui allie l’obéissance (assis, debout, couché, marche au pied), la garde d’objet, le mordant, le pistage et d’autres trucs, mais j’ai beau me renseigner, j’arrive jamais à retenir ce que c’est exactement. Alors si vous voulez en savoir plus, vous n’avez qu’à faire un stage RCI !
Ce qui est nouveau, c’est que jusque-là, les pratiquants de ring et de RCI étaient plutôt des mecs viriles qui emploient des méthodes de mecs viriles avec des intonations de mecs viriles, si vous voyez ce que je veux dire. D’ailleurs, le public de ce stage était composé à 70 % de mecs et de gonzesses viriles qui découvraient que l’on pouvait faire travailler un chien sans gueuler des ordres d’une voix virile. A côté d’eux, il y avait aussi quelques petites bonnes femmes et un petit bonhomme qui faisaient juste de l’agility, dont moi…
Gilbert nous a brièvement expliqué le concept du clicker et a enchaîné sur de brillantes démonstrations avec des chiots, puis des chiens adultes (assis, couché, regarde-moi, saute…)
Le "A ta place" avec sa jeune chienne malinoise
Admirez le temps superbe ! Non non, il n'est pas 5 h du matin, mais bien midi !
Et dès qu'il obtient ce qu'il veut : Clique ! Va chercher ta baballe !
(ici, la balle remplace la croquette)
Le truc, c’est qu’il faisait un temps pourri et glacial (voir ci-dessus). Le brouillard est retombé avant de s'être levé (voir encore ci-dessus), et au bout de deux ou trois heures piquée les pieds dans l’herbe mouillée, j’étais complètement frigorifiée et obnubilée par la pensée d’une tasse de chocolat chaud.
13 h. Enfin l’heure du repas ! On s’entasse tous dans un préfabriqué où nos orteils décongèlent enfin. Je regrette d’avoir fait ma radine pour ne pas payer le repas chaud à 10 euros. Si j’avais su qu’il ferait si froid… J’aurais tout donné pour manger autre chose que mon taboulé et mon mini-babybel ! Le repas était assez folklo, au milieu des mecs et des gonzesses viriles, de leurs blagues viriles ( Rah Rah Rah ! = gros rire gras) et de leurs histoires de chiens dominants (« moi, j’ai un chien dominant. Et moi aussi ! Et moi aussi, il vient de la SPA, alors ! Toi aussi, t’as un chien dominant ? Moi aussi ! Tiens, pourtant, tout à l’heure, ça s’est bien passé. Ouais, mais tu verrais comme il cartonne, d’habitude »)… A croire que Corinne, Laurent et moi, on était les seuls à pas avoir des chiens dominants… Mais bon, faut dire qu’on était pas très viriles !
Ensuite, vient le temps de s’entraîner avec nos chiens. Avec Corinne, on était les seules cruches à faire « Ouiiii ! C’est bien ma petite pouleeeeettte ! » alors que Gilbert nous avait expliqué que « l’avantage » du clicker, c’est qu’on n’a plus besoin de parler à son chien. Oui, mais nous, on aime bien parler à nos chiens, et pis nos chiens, ils aiment bien quand on fait « ouiiii ! », alors…
Gilbert nous a regardées d’un air compatissant, et il a été assez gentil pour ne pas faire de commentaire.
En fin d’après-midi, l’expert a fait une très belle démonstration de mordant au clicker (alors que la plupart du temps, ils font ça au collier électrique. Ca change !). J’ai pas tout compris (ça parlait de cessation, de mâchonnage et de jambières), mais c’était spectaculaire et convaincant !

Le but de l'exercice : que le chien morde la manchette, puis la relâche. A l'ordre du maître, le chien prend la manchette (photo 1). Un nouvel ordre et il lâche et s'assoit (photo 2), car il sait que dès que Gilbert aura cliqué, il pourra remordre la manchette (c'est la récompense qui remplace la croquette, photo 3). Et ça marche beaucoup mieux que d'essayer de faire lâcher le chien à coups de poings, comme cela se fait régulièrement !


Donc, voilà. C’était une journée très instructive. Je n’en ai pas forcément appris plus sur l’utilisation du clicker (même si Gilbert est très bon dans son domaine), mais j’ai découvert le monde du ring, du RCI, du mordant, du campagne et de tous ces trucs que je ne comprends pas. En tout cas, merci à Gilbert d’avoir osé essayer le clicker, cette « méthode de gonzesse », de l’avoir imposé dans son club malgré toutes les railleries qu’il a subies. Et merci à lui de prêcher la bonne parole en montrant aux mecs viriles avec des chiens dominants qu’on peut rester des vrais mecs et même avoir de meilleurs résultats sans mettre des pains dans la truffe de son compagnon !
PS : pardon à tous ceux qui pratiquent le ring de manière moins virile (et je sais qu’il y en a), mais si je voulais que l’article soit un peu marrant, il fallait bien que je grossisse un peu le trait… Quoi que, c’était pas si grossi que ça…
par yannick thoulon
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