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 Education canine à Lyon
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Images aléatoires

Gueule de chien

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La belle et malicieuse Lulu

Samedi 4 novembre 2006

Juste un petit coup de gueule/coup de fouet adressé à mes clients d’aujourd’hui, à ceux d’hier et à ceux de demain, mais aussi à tous les propriétaires de chiens. A bon entendeur, salut !

En éducation, comme dans toutes les disciplines canines, on insiste souvent, à juste titre, sur l’importance de la motivation du chien. Mais au quotidien, mon métier me confronte à un autre problème dont on parle moins : la motivation du maître.
Souvent, quand les propriétaires m’appellent, ils sont au bout du rouleau : « Je n’en peux plus ! Mon chien est insupportable ! Je vais devoir m’en séparer, si ça continue. » Quand j’arrive chez eux, je leur explique que je ne suis pas réparatrice de chien, mais que ce sera à eux de faire la plus grande partie du travail. Ils me répondent en général : « Pas de problème. Je suis motivé ! J’en ai tellement marre que je suis prêt à tout ! ». Et c’est vrai. Prêt à tout PENDANT 5 JOURS ! Ou, allez, soyons larges, pendant 1 mois. Je leur explique en long, en large et en travers, pendant une bonne heure et demie, les règles de conduite à suivre à la maison pour redresser la situation.
Je  leur montre ensuite quelques exercices à faire pendant une poignée de minutes, une à deux fois par jour la première semaine, puis simplement de manière régulière (par exemple, mettre le chien à sa place et faire en sorte qu’il y reste tant qu’on n’a pas donné l’ordre d’en sortir).

Et, Ô miracle, ça marche !! Trois jours après le premier cours, je reçois des coups de fil enthousiastes de maîtres soulagés qui peuvent enfin se déplacer chez eux sans avoir un boulet à 42 dents accrochés au bas de leur pantalon, ou manger sans qu’un marsupilami venu d’ailleurs ne bondisse sur la table (véridique !). Ils sont ravis.
Seulement voilà, ces ex-désespérés, devenus des excités de la dernière chance, en font trop. Tout contents d’avoir un chien tout neuf, ils usent et abusent de ce nouveau jouet. Ils le mettent à sa place toutes les 30 secondes en gesticulant, et oublient de le féliciter quand il y est. Ils le font asseoir tous les 5 mètres en s’égosillant, mais le laissent se relever sans ordre au bout de 12 secondes. Bref, à ce rythme-là, on comprend que maîtres et chiens s’épuisent. Même le lapin Duracel ne tiendrait pas le coup (on a le droit de citer une marque dans un blog ? Dans le doute, je vais en citer 2 autres, comme ils font à la télé : Varta et Mazda… Je sais même pas si elles existent encore.) Bref, peu à peu, ils se lassent de ce petit jeu. Ils le font de moins en moins régulièrement, et surtout, ils oublient l’essentiel : faire comprendre à leur chien qu’ils vont toujours jusqu’au bout de ce qu’ils demandent, mais que s’il s’exécute, il sera toujours récompensé d’une manière ou d’une autre.
Eh oui, au début, l'éducation canine, c'est fatiguant pour tout le monde !

Toujours est-il que, 5 mois plus tard, je reçois parfois un autre coup de fil désespéré : « Rien ne va plus avec Loulou. Je ne comprends pas, il recommence à faire toutes ses bêtises ».
Je prends mon air faussement étonné :
-    Tiens ? Ca alors ! (Tu parles ! Comme si c'était la première fois qu'on me faisait le coup !) Et quand vous lui demandez d’aller à sa place, il y va toujours ?
-    Ah non, ça j’ai un peu laissé tombé.
-    (J’adore le « un peu » !) Et il redort avec vous dans le lit ?
-    Au début, il restait par terre, mais il monte la nuit. Alors le matin, je ne peux pas m’empêcher de le caresser quand je le vois couché sur mon oreiller.
-    (C’est cela, oui !) Et vous continuez à le promener un peu plus qu’avant ?
-    Ah, non, là, j’ai beaucoup de travail.
-    (Ben voyons !) Bon, et quand vous lui demandez de s’asseoir, il le fait ?
-    Oui.
-    Et il se relève tout de suite ?
-    Oui.
-    (Sans blague ?) Et alors, qu’est-ce que vous faites ?
-    Je sais pas.
Nuuuuut !!!! Mauvaises réponses ! Au fil des semaines, la motivation des maîtres s’est étiolée. Le chien était devenu moins pénible, ils ont donc cru qu’ils pouvaient relâcher la pression et recommencer à vivre avec leur cador comme avant. Mais voilà, certains chiens ont plus de revendications que d’autres. Avec une bonne pâte, on peut faire à peu près n’importe quoi et on s’en sortira, mais avec un Leonardo di Caprio à 4 pattes qui se prend pour « le roi du monde », c’est différent. Et un petit « roule ta caisse », c’est malin ! Ca teste et ça continuera de tester jusqu’à la fin de sa vie.


Velcro, qui en l'occurence est un chien bien cadré, mais la photo est trop mignonne !

Bref, je vous en prie. Pour vous, pour vos chien et aussi pour moi, qui ai des scrupules à revenir chez vous tous les 6 mois, TENEZ BON ! Ce n’est pas un sprint que je vous demande de courir, mais un marathon ! Ces nouvelles habitudes de vie sont un réflexe à prendre. Je ne vous dis pas de mettre votre chien à sa place absolument tous les jours, mais simplement de vérifier régulièrement qu’il est encore capable de le faire quand vous le lui demandez. Si oui. Super ! Lâchez-lui un peu la grappe, tout en continuant à maintenir des règles de vie adaptées. Si non, il est encore temps de recadrer les choses. N’attendez pas, bras ballants, que tout dégénère de nouveau !

Encore une fois, je ne répare pas les chiens. J’aide les maîtres à revenir sur la bonne voie. Je leur donne une carte et une boussole, mais si au bout de 3 semaines, il ne s’en servent plus, j’en connais un qui se fera un plaisir de les mener où il veut par le bout du nez !

par yannick thoulon publié dans : coups de gueule
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Dimanche 29 octobre 2006
Tous les jeudis soirs, à Lyon, on peut voir passer un étrange cortège de chiens et de maîtres papotant tranquillement le long des berges du Rhône en cours d'aménagement. Si vous êtes lyonnais et propriétaire d'un chien, vous serez le bienvenu pour venir grossir les rangs de cette joyeuse troupe. Sinon, voici quand même un résumé de cette PREMIERE BALADE NOCTURNE. Pour ce faire, je passe la plume à Laurette Wittner, propriétaire de la charmante Vera, qui vous racontera bien mieux que je n'aurais pu le faire cette sympathique soirée. Attention, ça va vous changer de mon style de patronne de bar ! Je n'ai pas pu joindre de photo à cet article, car la nuit, non seulement tous les chiens sont gris, mais ils ont aussi des lampes torches à la place des yeux dès qu'un flash se déclanche !
Alors, laissons-nous simplement bercer par le récit tendre et lyrique de Laurette.

Et pourquoi pas le soir ?


Une balade canine qui commencerait à cette heure « entre chien et loup » ou un peu plus tard, juste quand le ciel se teinte des bleus outre-mer qui, s’étirant jusqu’au bleu-nuit sertiront, le moment venu, les lueurs de la lune.
Les balades sous les étoiles ont commencé aujourd’hui. Au départ nous étions quatre, avec nos cinq compagnons de route et de chemin, à partir du « Petit Suisse » : un bar, un point de rencontre, un hommage aussi à raconter peut-être un autre jour, car c’est une autre histoire.

Quelques coups de fil de celle, hésitante, qui traînait encore la lourdeur de sa journée de travail et piétinait entre fatigue et envie. Sa décision tardive l’a fait rejoindre le groupe à mi-parcours, telle un éclair, enfin libérée des milles petites oppressions et décisions quotidiennes. Avant tout, nous avions à traverser une tranche de ville assommée de progrès et furieusement en chantier : la Fosse aux Ours. Mal famée, la Fosse aux Ours se transmute en places, et la ville flirtant avec son fleuve recoud ses berges comme une amoureuse maladroite préparant un habit de fête pour l’élu de son cœur, au capharnaüm pas très romantique de son atelier. Peu après, quelques retardataires nous rejoignent, et nous formons avec dix chiens un groupe compact.

Vaguement ivre, une étoile filante s’exclame au passage : « mais vous êtes un collectif de chiens ! – Pas seulement, répond-on, n’oubliez pas les maîtres !... » Car c’est aussi notre balade. Il est bon de marcher à l’envi après une journée de travail. Certains d’entre-nous se connaissent, dégustent leurs retrouvailles, jubilent de rencontrer les nouveaux venus. Tout cela fait récréation, pause, un moment en suspens dérobé à la chronologie. Les chiens irradient leur plaisir insouciant, contagieux, leur structuration nourrie d’immédiateté. Il pleuvote par intermittence et ça ne gâche rien. Il y a de la fête dans l’air. Nous faisons la ville comme les alpinistes font les cimes, en pionniers ou en vieux routiers des sentiers connus. Les propriétaires de chiens sont bien les majeurs, sinon les seuls véritables randonneurs urbains.

Presque silencieuse, la balade est un pur plaisir des sens, entrecoupée de quelques conversations parallèles. Les chiens cherchent à se placer près de tel ou telle, s’éloignent de tel autre tout en flairant l’histoire de cet endroit, d’aussi loin que leur olfaction le permet. Yannick, notre éducatrice canine aux mains d’or, montre l’efficacité de sa technique douce.
Alto obéit et file doux malgré son énergie débordante ; de tout son corps frêle et actif de chien de chasse, Penny montre l’étendue de son envie de plaire et son attention absolue, mais désordonnée, à l’être humain qu’elle accompagne. Puis le chemin trop ordonné s’ouvre sur un espace plus sauvage. Nous lâchons les laisses. Unanimes, tous les retrievers se jettent au Rhône pour une baignade. Quelques-uns nagent, d’autres pataugent aux berges tant qu’ils ont pied et s’initient timidement à des aventures plus extrêmes. Ici ensemble, à vivre, l’inénarrable, l’exceptionnel. Quelques minutes de vraie liberté. Des instants d’une joie unique, totale, interspécifique, également partagée par tous les êtres présents. C'est au moins ça que l'individualisme n'aura pas, nous réanimons le partage.

Sous le manteau que la nuit alourdit, nous avons marché une bonne heure. Il est temps de gagner le chemin du retour. Le ciel est plutôt couvert mais nos yeux pleins d’étoiles. Retour plus lent, les chiens défoulés, et nous portons le poids d’un bon souvenir de vie buissonnière. Des passants nous hèlent. Une dame descend de son vélo, marche un peu avec nous. Son accent du nord du monde nous trouve sympathiques, ainsi, tous ensemble. D’autres ensemble. Quelques passants nous disent bonjour, comme en montagne. Non,
nous ne les avons pas déplacées. Nous devons ses précieuses occasions d'échange à nos compagnons quadrupèdes qui sont, ensemble comme toujours, des fabuleuses clefs de communication.

Puis nos chemins bifurquent. Nous rentrons chez nous, un peu à regret, et un peu plus riches.

par yannick thoulon publié dans : actualité et activités
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Mardi 24 octobre 2006

Ca y est, la parisienne malgré elle a mis un pied de plus à Lyon ! Désormais et jusqu'à mars (et plus si affinité) Pampa et moi serons lyonnaises trois jours tous les 15 jours. Ca représente beaucoup d'allers-retours et une certaine dose de stress, mais c'est aussi de nouvelles têtes (de maîtres), de nouvelles gueules (de chiens), de nouveaux collaborateurs avec qui il faut apprendre à composer sans pour autant renier ses convictions, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis... Et autant, Pampa et moi, on n'aime pas les transports (enfin, surtout moi), autant on aime la nouveauté et les défis.

Au programme pour ce séjour : balade canine nocturne, animations auprès d'enfants, balade urbaine, pique-nique au fort de montessuy et cours pour les futurs chiens ambassadeurs de la ville. On n'a pas chômé !


La fine équipe des futurs chiens visiteurs

(Maîtres et chiens formés pour aller dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou les écoles)


Pour aujourd'hui, je me contenterai de vous faire un petit résumé de la journée du samedi 21 octobre au fort de Montessuy, à la fois exaltante et éreintante.

 Tout a commencé par un rendez-vous à 10 h au métro Croix-Rousse. En ce moment, c'est la vogue (pour les non-lyonnais, la vogue, c'est une mini foire du trône où on mange des barbes à papa et surtout des marrons chauds). On se retrouve au milieu des manèges et des passants qui se bousculent : un excellent test pour nos futurs chiens visiteurs !

 

 

 

 

 

 

 

Otane, Alto, Cara et Gribouille, toujours fidèles au poste

  
 

 

Nous partîmes 5 et nous nous vîmes 6, puis 7 en arrivant au fort (bon, d'accord, ce n'est pas encore 500, mais on fait ce qu'on peut !). Alto, Otane, Gribouille, Vera, Cara, Gaston et Pampa se connaissent bien, la balade s'est donc déroulée sans soucis et dans la bonne humeur (nous avons au passage récupéré Penny, une petite dalmatienne que son maître nous a confiée pour la journée ! Démarche plutôt étonnante, car le but n'est pas ici simplement de sortir les chiens, mais de créer une complicité encore plus grande entre maître et chien. Alors, si le maître n'est pas là...).

 

 Alto, Otane et Geneviève attendent Gaston et Sarah


Arrivés au fort de Montessuy, on lâche les chiens et on décide de trouver un endroit pour pique-niquer..


Comme d'habitude, grâce à l'ange gardien météo de Geneviève, le temps est radieux et on cherche même l'ombre ! En T-shirt, assis sur l'herbe, fin octobre, qui l'aurait cru ? On fait coucher Gaston et Cara, car avec les sandwiches à proximité, les grognements ne tardent pas à se faire entendre. Pendant ce temps, Alto et Otane explorent le terrain et Gribouille attend qu'un grain de raisin lui tombe dans la gueule (ce qui ne tarde pas à arriver !)

 Bon, ça vient ?

Ah, pas trop tôt !

 

Observons la patte de Vera au premier plan, toujours sympathiquement vautrée sur le dos !

 

Le lieu est tellement agréable qu'on décide d'y rester pour le cours. On choisit un petit pré juste à côté d'un skate park que Gaston n'apprécie pas du tout. Quand les pétards s'en mêlent, on décide finalement de déménager pour aller nous installer à côté... d'une voiture télécommandée qui pétarade ! Finalement, on trouve un environnement qui convient à nos apprentis chiens passe-partout (pour qui ces contingences matérielles n'auront, je l'espère, bientôt plus d'importance. Ce n'est pas pour crâner, mais Pampa, elle, elle s'en fichait des rollers, des pétards ou de la voiture. Elle est trop belle et trop forte, ma Pampa !) 

 

Gaston prend la pause

 

Très appliqués, les maîtres comme les chiens réalisent de belles performances pour leur premier cours collectif : marche au pied, assis, couché, touche pas au bout de pain (n'est-ce pas Véra ?) ni au nounours (n'est-ce pas Alto ?). Ces loulous-là ont fait de sacrés progrès depuis la dernière fois ! On commence même à aborder l'exercice qui consiste à mettre les pattes avant sur un bout de tissu, pour transférer plus tard ce chiffon sur les genoux des personnes âgés ou malades (comme, ça, le chien apprend qu'il ne peut monter sur les genoux des gens que quand il y a ce bout de tissu. Pour Cara et Pampa, qui sautent sur tout le monde, c'est important).


Ce sont Gribouille et Otane qui réussisent le mieux l'exercice !

Après une heure et demi de travail acharné, les chiens et les maîtres sont saturés et on sonne la retraite. Chacun retourne à ses pénates. Je reprends Cara en laisse, car en dehors des cours, on entend toujours le doux son de ses raclements de gorge : elle tire encore comme une folle (et sa maîtresse de tirer de son côté ! Ah bah bravo !)

Vers 17 h, Gribouille et Pampa, les aînées du groupe, en ont ras les oreilles et reprennent vie lorsqu'elles reconnaissent le chemin de la maison. Vite, une bonne gamelle d'eau et au dodo ! Et pour moi, qui suis, comme les chiens, "ravidée" (ravie et vidée à la fois), ce sera quelques cookies et au dodo sur le canapé !

En résumé, c'était une belle journée pour tout le monde : on a travaillé, on a joué, on a bavardé, on a lézardé au soleil. Que demande le peuple ?

 


 Et dimanche matin, Ô joie, Ô bonheur, c'est ce bon vieux TGV qui nous tend de nouveau les bras ! Hein ma Pampa !

 

 

 

par yannick publié dans : actualité et activités
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