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 Education canine à Lyon
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Gueule de chien

Les daltons : Cléo, Boomer, Pitchoune, Pampa et Fifi
Petit exercice en cours collectif

Images aléatoires

Mardi 27 février 2007
Princesse est une adorable croisée Chihuaha, la petite chérie de ses maîtres adorés et, de l'avis de tous, un amour de petite chienne ! Enfin, de l'avis de tous, sauf de ceux qui doivent l'approcher quand elle est seule chez elle et qu'elle garde son territoire : c'est-à-dire la femme de ménage et Caroline, une jeune fille que les maîtres de princesse, très attentionnés, payent pour aller la promener. Sauf que Princesse, elle n'a pas du tout envie que Caroline l'emmène se promener. Ce qu'elle veut, c'est qu'on ne la dérange surtout pas chez elle ! Tant et si bien que Caroline, la première fois qu'elle est venue chercher Princesse, a fini par rebrousser chemin. Elle pensait trouver une charmante petite pépette ravie que quelqu'un la sorte et elle tombe sur les dents de la mer, version 5 kilos et 4 pattes, et surtout version sonore !
Voici ce que ça donne. Bon, sur la vidéo, c'est plutôt risible, mais je peux vous dire qu'en vrai, ça fout les chocottes ! Admirez la crête !
Au milieu de la vidéo, vous verrez Princesse tenter une figure bien connue des petits roquets : le jtebouflépié, suivie d'une espèce de crise de panique suraïgue (je vous jure, je lui ai pas foutu un coup de pied !)

Princesse en furie
Vidéo envoyée par pampalala


Pendant une bonne demi-heure, Caroline a tenté en vain de l'amadouer avec des croquettes, des jouets et des mots doux, mais que nenni ! La petite furie ne voulait rien entendre. A la fois morte de trouille et parée au combat, notre chihuahua a réussi à repousser l'adversaire ! Du coup, qui on appelle ? super-Yaya ! Après avoir donné un cours aux maîtres pour les aider à recadrer la chienne, je suis revenue aider Caroline qui n'avait toujours pas réussi à l'approcher. Ayant prévu le coup, j'avais demandé aux maîtres de laisser une laisse attachée au collier avant qu'ils ne s'en aillent. Maline et surtout, pas folle ! Je n'avais pas du tout envie d'approcher mes mains de la gueule de la bestiole, surtout qu'elle saute haut, la bougresse !
Comme vous le voyez sur la vidéo, la petite chienne va toujours se protéger dans un coin ou sous un meuble, ce qui ne nous arrange pas, parce que du coup, elle est acculée et a encore plus peur. Impossible de faire un pas vers elle. Elle aboie comme une dingue et tente des attaques éclair sur les bas de pantalon, et gare aux mains qui descendraient à hauteur de crocs ! Comme la méthode douce ne marche pas, il nous reste à lui remettre le cerveau à l'endroit l'espace d'une seconde en la surprenant avec la boîte à colère (une canette de coca remplie de cailloux que je lance juste à côté d'elle). Cela nous laisse une demi-seconde pour choper la laisse et lui parler extrêmement gentiment, histoire de lui montrer qu'on a pas peur (même si en fait, on a quand même un peu peur) et qu'on ne lui veut pas de mal. A force de lui montrer qu'on gagne toujours et qu'elle ne provoque pas chez nous de mouvement de recul ni d'hésitation, la petite bête se résigne et finit par se laisser prendre en laisse. Elle consent même à s'approcher de nous.
Là, c'est moi qui me dévoue pour tenter une approche. Par terre, vous voyez la fameuse boîte à colère. Bon, certains me trouveront ridicule, mais ce qui me connaissent savent que j'ai toujours ce ton gaga avec les chiens. Et alors, ça vous dérange ?!

Princesse se laisse amadouer
Vidéo envoyée par pampalala
Depuis, Caroline sort Princesse deux fois par semaine, et ça se passe à peu près bien. La chienne n'est jamais ravie de la voir débarquer, mais elle ne lui aboie plus dessus et se laisse attraper gentiment.
Là, c'est la tentative réussie de Caroline. La chienne est loin d'être folle de joie, mais au moins, elle se laisse faire; On aura tout le temps de lui montrer par la suite que c'est vachement cool d'aller se promener avec Caroline.

Princesse 3_ok
Vidéo envoyée par pampalala
Une fois dehors, la petite louloute est ravie et redevient la bonne mémère que nous décrivent ses maîtres.
Oui, ben quoi, elle aime simplement pas être dérangée chez elle. On en connaît d'autres, hein ! Par exemple, moi, j'ai été cambriolée ce week-end et peut-être que si j'avais eu une Princesse pour garder mon appartement, ça ne serait pas arriver ! Apprenons à toujours voir les qualités de nos chien, plus que leurs défauts ! (c'était la morale du jour)
par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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Mercredi 24 janvier 2007
Juste un petit mot pour dire qu'aujourd'hui, on est retourné dans le métro avec Bamack. Non seulement on l'a fait s'asseoir à l'entrée, mais on a réussi à traverser tout le sous-terrain d'une entrée à l'autre sans que ce soit la panique. On a d'abord fait deux essais volontairement avortés, du genre, "allez, on fait 5 mètres, on le félicite et on fait demi-tour avant qu'il n'ait le temps de stresser". 5 mètres la première fois, 10 mètres la deuxième, et c'est parti pour la grande traversée ! Finalement, Bamack a eu moins peur que certains passants, effarés de voir un pitt-bull géant non muselé dans un couloir de métro !
par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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Lundi 22 janvier 2007
Bamack est un beau bouledogue amércain de 8 mois. La première fois que je suis allée chez ses maîtres, Thomas et Virginie, j’ai découvert un chien extrêmement craintif en pleine période « adolechiante ». Le hic, c'est qu'il commençait à se rendre compte qu’en grogant, il faisait reculer la plupart des gens. C’était un chien délicat à gérer, car à la fois très massif, craintif et potentiellement agressif (surtout avec son vétérinaire !) Honnêtement, au début, je le voyais assez mal parti (son vétérinaire aussi, qui était même à la limite de le piquer !). La première séance a essentiellement consisté à prodiguer aux maîtres des conseils théoriques et essayer d’approcher et d'amadouer le cador avec le clicker (cf mon article sur le clicker, pour ceux qui ne sauraient pas ce que c’est.). Evidemment, au début, le simple bruit du clicker, pourtant étouffé sous mon pull, suffisait à paniquer le chien, qui allait se planquer sous la table en grognant. Pourtant, au bout de quelques minutes (et surtout de quelques croquettes !) Bamack tolérait ma présence et supportait, mais de justesse, que je le touche. J’en ai profité pour faire une mini séquence de massages légers dans son panier. A la deuxième séance, le chien était un peu plus rassuré, mais aussi plus affirmé et prêt à me rentrer dans le lard : il avait cru comprendre que je n’étais une pauvre loque pas trop dangereuse, à qui l’on pouvait voler des croquettes dans le creux de la main. Résultat, quand j’ai voulu lui demander de marcher en laisse ou de s’asseoir, il s’est dit : « Mais pour qui elle se prend, celle-là ? » Il m’a très vite grogné dessus, et a tenté de m’intimider en faisant un bond vers moi, toutes canines dehors.
Là, en l'occurence, il joue, mais bon, j'avais que cette photo de Bamack en mouvement !

Alors, très calmement, j’ai ravalé ma salive (traduction : « Ma parole, je vais me faire bouffer ! »), j’ai demandé aux maîtres de m’aider à me débarrasser du chien s’il me sautait à la gorge, et j’ai décidé de « m’armer ». J’ai sorti mon pchitt (un dépoussiérant à claviers d’ordinateurs qui envoie de l’air comprimé) et ma boîte à colère (une canette de coca remplie de cailloux qui fait beaucoup de bruit) et j’ai recommencé tranquillement les exercices. Au moment précis où Bamack a fait front en retroussant les babines, je lui ai pchitté un peu d'air dans le nez. Il a eu une peur bleue, et j’ai dû le réamadouer en lui parlant très gentiment et en sortant les croquettes quand il obéissait à mon appel. Bref, la séance a été assez délicate et sportive, et je n’ai pas arrêté de souffler le chaud et le froid. A la fin, j’étais aussi vannée que le chien ! Pendant ce temps, Thomas et Virginie, dont Bamack est le premier chien, observaient comment réagir en cas d’agression et comment désamorcer un conflit.
Le  cours suivant, le gros loulou avait compris que j’étais super sympa quand il faisait ce que je voulais, mais qu’il ne fallait pas trop me chercher non plus. ! Je pouvais désormais le toucher sans trop de problème, à condition d’y aller délicatement. Après ces premières séances  passées à marcher sur des oeufs, à observer les postures du chien et à analyser ses réactions, je me sentais plus à l’aise, car je comprenais mieux Bamack. Lui aussi, commençait à me cerner. Les maîtres, eux, étaient très attentifs et appliqués. Petit à petit, je me suis mise en retrait pour les laisser gérer les situations, me contentant de les conseiller. On a commencé à voir de réels progrès dans l’attitude du chien. A force d’encourager et de récompenser sans cesse ses bons comportements, tout en restant à la fois intransigeants et très calmes sur ses tentatives d’agression, on a réussi à le guider sur la bonne voie. Il n’a plus jamais cherché à me grogner dessus. Plus important encore, les maîtres ont fourni un superbe travail en sachant rester à la fois fermes et très doux et en gardant une attitude et un ton très positifs. Aujourd’hui (au bout de 5 séances), Bamack est toujours très craintif, mais il a fait de nets progrès.

 Il marche au pied quasiment sans problème (même s’il continue à regarder partout), il peut s’asseoir et rester immobile. Il revient bien mieux quand on l’appelle. Il sait aller à sa place et y rester jusqu’à ce qu’on l’autorise à en sortir et il ne fait plus de dégâts dans l’appartement (il avait dégommé la prise électrique de l’ordinateur, avec tous les câbles qui y étaient branchés, bien sûr). Il suit ses maîtres plus volontiers, car il est plus en confiance. Virginie et Thomas ont également compris que le chien avait besoin de plus se défouler et l’emmènent plus régulièrement courir au bois.
Tout n’est pas encore rose, loin de là. On a encore pas mal de pain sur la planche : le toutou étant à la fois craintif et très curieux, on doit notamment l’habituer à croiser des gens sans qu’il aille systématiquement les renifler (d’autant que, vu son allure de pitt bull géant, il fait très peur à beaucoup de monde). La dernière fois, nous sommes donc carrément allés à la sortie du métro. Et là, le gros loulou nous a épatés. Malgré son inquiétude visible, il a accepté de rester sagement assis, et même couché au milieu des passants !


On a poussé le vice jusqu’à le faire entrer dans la bouche de métro, mais là, au bout de quelques pas, malgré les encouragements et les récompenses, on a bien vu que ça n’allait pas le faire. On l’a donc fait s’asseoir deux secondes, histoire de le calmer et d’avoir le dernier mot, puis on est tranquillement ressortis. Ce sera pour une prochaine fois. Pas la peine de brusquer les choses, on a tout le temps pour y arriver. La semaine prochaine, on retente l’entrée du métro, et ensuite, ce sera la grande aventure du cours collectif !

par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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