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 Education canine à Lyon
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Images aléatoires

Gueule de chien

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La belle et malicieuse Lulu

Jeudi 31 janvier 2008
Début janvier, j’ai été contactée par une maison de production qui voulait tourner une publicité pour les transports en commun lyonnais et cherchait pour l’occasion deux petits carlins. Leur rôle, se croiser et se renifler les fesses. Comme ça n’avait pas l’air de demander un dressage très pointu, j’ai accepté de participer à l'aventure. Le premier challenge était de trouver les deux fameux carlins. Je connaissais déjà Bambou, la chienne d’une de mes clientes. Et de un.
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Restait à en dénicher un deuxième. C’est que les carlins, c’est comme les toilettes publiques : on en voit partout, sauf quand on en cherche. Après quelque temps de recherches semi-infructueuses, j’ai fait la rencontre de la dernière chance dans les bois. C’était Vulcain, un beau mâle carlin, accompagné de sa maîtresse, très sympa et intéressée par ma proposition. Pour les enfants de la famille, c’était la fête, leur Vulcain allait être une star !

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Après une première rencontre pour vérifier que les deux chiens s’entendaient bien, nous étions prêts pour le grand jour.

Rendez-vous 11 h au parc de Gerland. Euh, non, la prod change de programme, rendez-vous à 10h. Heu, non. Coup de fil à 8h du mat : ils ont du retard, rendez-vous 10h30. Ca commence bien…

Nous voilà donc à 11h moins le quart au parc… Personne. Pas l’ombre d’une caméra ou d’un camion de tournage. Je téléphone : « Ah oui, on a encore un peu de retard. Attendez-nous au café, un régisseur va s’occuper de vous ! ». Une heure et une promenade de chiens plus tard, toujours rien. Au bout d’un moment, on finit par apercevoir les acteurs, qui poirotent depuis 8h30, ne savent pas quand ça va commencer et ont un peu peur des chiens… Ca continue bien !

Et puis l’équipe arrive enfin. « On va faire des essais, et puis on mange ». Résultat, après 10 minutes à tourner les chiens dans tous les sens, on décide qu’on verra ça après le déjeuner. Une bonne heure de pose…  Si on avait su, on serait venus à 14h !


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Ennième essai coiffure pour Aude, l'actrice : on optera pour les tresses
Regardez le mec au centre qui fait "viseur de caméra" avec ses mains. Ca fait pro, non ?

Bref, après 3 heures de poirotage et un bon repas, tout de même, nous voilà enfin dans le feu de l’action. Le « décor » (un poteau d’arrêt de bus) se monte : comptons un petit quart d’heure pour trouver sa place définitive.
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Admirez le superbe poteau de bus...


Et puis c’est les tests lumière, qui vont durer près d'une heure. Enfin, ça va être à nous ! Les chiens en ont déjà un peu marre, et malgré les sorties régulières, on sent qu’ils n’ont plus l’enthousiasme du départ. Quelques essayages plus tard, Vulcain se voit paré d'un superbe harnais noir à strass et Bambou d'un ensemble laisse-collier marron. Très chic !
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15h : on arrête tout ! L’acteur a un problème de baskets, qui, selon l’accessoiriste, ne sont pas de la bonne couleur. On ne peut donc pas tourner la scène avec les chiens. Ben oui, c’est évident ! S’il a des chaussure rayées bleu et vert alors que le scénario prévoyait des chaussures rayés rouge et jaune pour ce plan qui durera 3 à 4 secondes au final, c’est sûr, il faut trouver une solution ! Résultat, pendant que les chiens se tassent sur eux-mêmes, les accessoiristes fouillent parmi les paires de chaussures et entreprennent même de les repeindre. Les acteurs, eux, gardent inlassablement la pause depuis deux heures. Entre temps, la maîtresse de Vulcain a dû repartir travailler. C’est donc moi qui m’occupe du chien. Hyper sociable, toujours content, du moment qu’on lui gratouille les fesses, le petit Vulcain n’en est pas traumatisé. Bambou, elle, plus impatiente, commence à vraiment trouver le temps long. J’avais pourtant insisté pour que la scène des chiens se fasse rapidement, car au bout de 5 heures passées côte à côte, ils n’auront plus du tout envie de se renifler les fesses (ce qui est quand même le but de l'opération) !



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Clou du spectacle : on relie les deux chiens avec une ficelle à rallonge montée sur une laisse extensible et fixée au harnais de Vulcain, pour symboliser les liens qui unissent les êtres grâce aux transports...

 

Et ce qui devait arriver arriva. Quand vient enfin l’heure de tourner (16h), les carlins n’en ont plus rien à faire l’un de l’autre. Ils restent debout sans bouger, à regarder vers nous, l’air de dire « et maintenant, on s’en va ? ». P1240027.JPGBambou fait même quelques tentatives pour s’échapper et rejoindre sa maîtresse. Résultat, je sors mon arme fatale : je les frictionne tous les deux au jambon cru, tout en en coinçant quelques lamelles dans leurs colliers. Et comme par magie, le charme opère ! Ouf ! Vulcain, peu intéressé par la gent féminine à 4 pattes, mais gourmand comme pas deux, trouve soudain de l’intérêt à renifler sa petite copine jambonisée. Après 6 ou 7 prises, le soleil qui se couche vient à notre secours ! Pour une fois, je dis merci à l’heure d’hiver ! Plus assez de lumière pour tourner, on remballe !

Il aura fallu 6 heures pour tourner cette séquence de quelques secondes. J’ai beau me dire que je sais comment ça se passe, qu’à chaque fois, on poirote et on règle 900 détails avant de s’occuper des animaux, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Heureusement qu’on était au parc et qu’on a pu promener les chiens.
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Et puis la production leur a offert des nonos ! En tout cas, avec cette expérience, j’ai eu une révélation. Au cas où j’hésitais encore, je sais maintenant que je ne serai pas actrice !


La publicité devrait être en ligne sur keolis.com à partir de mi février

par yannick thoulon publié dans : Divers
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Samedi 19 janvier 2008
Si vous êtes un habitué des parcs canins de Lyon, de France ou de Navarre, vous avez dû entrer un jour ou l’autre dans un de ces endroits d’où les semelles des chaussures, les baballes et les pa-pattes des chiens ne ressortent jamais intactes. Un de ces endroits où l’on peut certes lâcher son chien, mais où l’on n’ose à peine rentrer. Un de ces endroits où, si l’on s’aventure encore à lancer un jouet, on peut prier pour qu’il soit lavable en machine. Un de ces endroits où les toutous au nez sensible et au caractère peu affirmé ne veulent de toute façon plus mettre les pattes (je revois encore le regard à la fois implorant et désespéré de ma chienne quand je l’oblige à y entrer). Ces endroits, à Lyon, on les appelle « espaces de liberté ». J’ai bien dit « espace de liberté ». J’ai beau me concentrer, à mon oreille, ça ne sonne pas comme « crottoire », « dépotoire », « squat », « immonde réservoir à boue puante »… Eh bien pourtant, beaucoup de propriétaires semblent encore confondre toutes ces dénominations.

Je rappelle donc la règle que l’on a décidé d’appliquer à Lyon et dans bien d’autres communes françaises : dans un espace sanitaire (ou canisite, sanichien, selon les villes), le chien peut se soulager et le maître est dispensé de ramassage : ce sont les services de propreté de la ville qui s’en chargent.

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Ca, c'est le logo d'un espace sanitaire

Dans un espace de liberté, en revanche, on ramasse. Un point c’est tout. Ca semble pourtant pas si compliqué, dit comme ça ! Un espace de liberté, c’est un parc créé pour le plaisir des maîtres et des chiens, et qui n’a pas pour vocation d’être transformé en triste et tragique tas d’étrons (les plus fins littéraires sauront admirer l’allitération en « tr »!).

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Le logo sympa de l'espace de liberté


C’est pour rappeler cette règle à la fois si bête et si compliquée à faire appliquer que la Mission animalité urbaine du Grand Lyon et l’association Le Museau sur l’asphalte* se sont réunies pour trois mois d’opération commando. Vendredi dernier, c’était la Première, à l'espace canin du parc popy, composé d’un espace sanitaire et d’un espace de liberté. Pour l'occasion, des responsables de la propreté et des journalistes s'étaient déplacés. Toute la journée des professionnels du Grand Lyon et des bénévoles du Museau sur l’asphalte se sont relayés, les uns pour faire place nette et débarrasser l’espace des tonnes de crottes et autres déchets en tous genres (la trouvaille du jour : un matelas pisseux), les autres pour prêcher la bonne parole auprès des propriétaires. De 6h30 à 23h, une présence a été assurée. Nous avons réexpliqué aux usagers le fonctionnement de cet espace, tout en distribuant des sachets de ramassage et en insistant sur la nécessité de garder un lieu propre, pour le bien des chiens comme des humains.


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Tous les 15 jours, l’opération sera renouvelée sur un nouvel espace  (le prochain : place Bellevue, qui représente une urgence absolue), en espérant que le message finira par passer.

 Là, espace sanitaire, sable, logo bleu. On ramasse pas.                      

Là, espace le liberté, terre et herbe,logo vert, on ramasse.
Toi comprendre ?P1190003.JPGP1190005.JPG




















Pour finir sur une note optimiste, je tiens quand même à souligner que lors de la dernière réunion à laquelle j’ai assistée au Grand Lyon, les services propreté de la ville de Lyon ont signalé que l’on trouvait environ 50% de crottes en moins sur les trottoirs. Un très bon pas, mais nous pouvons faire encore mieux. Et si l’on ne veut pas décourager les pouvoirs publics d’installer des espaces de liberté pour les chiens, c’est à nous de montrer que l’on peut les maintenir propres, comme des grands !


* Le Museau sur l’asphalte est une association de propriétaires et non propriétaires de chiens qui a pour but de soutenir la Mission animalité urbaine dans ses actions et de promouvoir la bonne cohabitation homme-chien dans la ville. Pour plus de renseignements ou adhésion, merci de contacter la secrétaire de l’association, Véronique Segard : museau-secr@orange.fr

par yannick thoulon publié dans : coups de gueule
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Dimanche 23 décembre 2007
Bonne nouvelle pour les toutous villeurbannais : la ville a programmé une balade canine par mois de janvier à juillet, voire plus si affinité.
Depuis plus d'un an déjà, Villeurbanne a décidé d'agir contre les "pollutions canines" grâce à des campagnes d'affichage, des installations de canisites, ainsi que des ateliers d'initiation à l'éducation canines et balades ponctuelles. Cette année, la ville a franchi le pas, elle a compris qu'un maître satisfait ramasse plus volontiers les crottes de son toutou, et qu'un chien défoulé et éduqué cause moins de désagréments. Elle a donc décidé de jouer pleinement la carte des balades et ateliers d'éducation.
Le 2 janvier, de 17h à 19h, j'ai donc l'honneur de vous convier à la première d'une longue série de balades canines, au départ de la place Lazare Goujon (l'hôtel de ville). Les non-villeurbannais seront aussi les bienvenus ! Ces balades permettront aux maîtres de se rencontrer et d'en apprendre plus sur le comportement canin et sur la façon de gérer son chien en groupe. Quant aux chiens, ce sera l'occasion pour eux de se défouler et de se sociabiliser. Après un parcours en laisse à travers la ville, nous les lâcherons dans un espace clos réservé.
Alors, venez nombreux prouver à la ville que vous soutenez sa politique.
par yannick thoulon publié dans : actualité et activités
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Lundi 10 décembre 2007

Environ une fois par mois, j’emmène mes élèves du cours collectif découvrir un itinéraire de balade à la campagne autour de Lyon. Dimanche dernier, malgré un temps incertain, nous nous sommes donc donnés rendez-vous à Fontaines-Saint-Martin, à une vingtaine de minutes de Lyon. Malheureusement, Leslie n’a pas pu nous rejoindre avec Gizmo, le petit nouveau de la bande, car sa voiture n’a pas voulu démarrer.

Nous partons donc à 6 chiens et 6 maîtres pour un petit périple d’une heure et demi à travers champs et bois. Finalement, le temps est plutôt clément et on voit même régulièrement poindre le soleil.

Géneviève, Otan'e, Alto, Steph, Cléo, Maël, Pampa, Moi, Yolande, Boomer (désolée, je le cache, la faute au retardateur qui ne m'a pas laissé le temps de bien me placer), Fabien et Canaille

Comme à chaque début de balade, on commence par une brève marche en laisse, puis on fait s’asseoir les chiens et on s’éloigne de quelques mètres. Une petite torture pour ces citadins qui ont déjà les narines qui frémissent.


Puis à notre signal, un « c’est fini ! » lancé d’un ton joyeux, voilà les louloux qui s’élancent comme des fous et investissent les champs alentours.


Régulièrement, on les rappelle, gratuitement, juste pour leur dire que c’est bien et les libérer à nouveau. Rien qu’à les voir galoper dans tous les sens, on en a le sourire aux lèvres.

Otan'e, le "papy" de la bande, qui retrouve sa jeunesse !

Cléo et Boomer : un bâton pour deux

Très vite, Cléo trouve un cadavre d’oiseau dans lequel se rouler, puis, quelques centaines de mètres plus loin, une bonne crotte bien alléchante ! Maël procède donc à un nettoyage en règle. A défaut de lingettes, c’est Cléo toute entière qui se transforme en serpillière !


Pendant ce temps, Otan’e et Alto, eux, sont déjà dans le petit ruisseau, qu’ils ont repéré depuis belle lurette ! Quand à Canaille, Pampa et Boomer, les chasseurs du groupe, ils explorent les broussailles et fossés environnants. Au détour d’un pré, on croise des chevaux et on en profite pour faire asseoir toute la troupe : toutes les occasions sont bonnes pour peaufiner l’éducation ! Epreuve réussie !


C’est quand on leur demande de tenir un peu plus longtemps assis que ça se gâte. Boomer et Canaille, nez au vent, ne l’entendent pas de cette oreille. Qu’à cela ne tienne, on a tout notre temps. On persévère une poignée de minutes et finalement, ce sont eux qui finissent par céder.

Cléo : "T'as vu comme je suis sage, moi ?"

Sur notre parcours, on croise quelques cyclistes, des joggers et un chien tout fou tenu en laisse. A chaque fois, on se range sur le côté, chiens assis, pour laisser passer ce petit monde, et il faut bien avouer que nos loulous finissent par être très au point. On fait régulièrement des petits exercices : assis tous ensemble, puis on les libère.

Oouh ouh ! Canaille ! Tu peux bouger ! Tous les autres sont déjà partis !

Au bout d’une heure de franche galopade et de jeux, le rythme ralentit. Les chiens prennent le temps de renifler, de patauger dans les flaques, de trottiner tranquillement autour de nous.


Petit exercice de "au pied". Euh, Yolande, c'est Pampa qui est à ton pied, pas Boomer !

Cléo nous sort sa tête caractéristique de « Pouf ! Ca y est ! Je me suis bien défoulée ! », commissures des lèvres tirées vers l’arrière, langue pendante, oreilles plaquées et yeux mi-clos. Boomer et Otan’e ne ressemblent plus qu’à un gros tas de boue. Tout le monde est content de cette bonne marche, et on se réjouit en pensant à nos chiens qui dormiront comme des anges l’après-midi.

J’adore ces « randonnades », qui nous permettent de travailler les chiens dans un cadre inhabituel, mais aussi et surtout de les voir se défouler et s’éclater. C’est aussi l’occasion de papoter entre maîtres pour mieux faire connaissance (ce qu’on n’a pas forcément le temps de faire lors d’un cours classique, à l’atmosphère plus studieuse). Je ne sais pas encore où aura lieu la prochaine, mais je sais que j’ai déjà hâte d’y être, et les chiens aussi !

par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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