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 Education canine à Lyon
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Images aléatoires

Gueule de chien

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La belle et malicieuse Lulu

Lundi 10 décembre 2007

Environ une fois par mois, j’emmène mes élèves du cours collectif découvrir un itinéraire de balade à la campagne autour de Lyon. Dimanche dernier, malgré un temps incertain, nous nous sommes donc donnés rendez-vous à Fontaines-Saint-Martin, à une vingtaine de minutes de Lyon. Malheureusement, Leslie n’a pas pu nous rejoindre avec Gizmo, le petit nouveau de la bande, car sa voiture n’a pas voulu démarrer.

Nous partons donc à 6 chiens et 6 maîtres pour un petit périple d’une heure et demi à travers champs et bois. Finalement, le temps est plutôt clément et on voit même régulièrement poindre le soleil.

Géneviève, Otan'e, Alto, Steph, Cléo, Maël, Pampa, Moi, Yolande, Boomer (désolée, je le cache, la faute au retardateur qui ne m'a pas laissé le temps de bien me placer), Fabien et Canaille

Comme à chaque début de balade, on commence par une brève marche en laisse, puis on fait s’asseoir les chiens et on s’éloigne de quelques mètres. Une petite torture pour ces citadins qui ont déjà les narines qui frémissent.


Puis à notre signal, un « c’est fini ! » lancé d’un ton joyeux, voilà les louloux qui s’élancent comme des fous et investissent les champs alentours.


Régulièrement, on les rappelle, gratuitement, juste pour leur dire que c’est bien et les libérer à nouveau. Rien qu’à les voir galoper dans tous les sens, on en a le sourire aux lèvres.

Otan'e, le "papy" de la bande, qui retrouve sa jeunesse !

Cléo et Boomer : un bâton pour deux

Très vite, Cléo trouve un cadavre d’oiseau dans lequel se rouler, puis, quelques centaines de mètres plus loin, une bonne crotte bien alléchante ! Maël procède donc à un nettoyage en règle. A défaut de lingettes, c’est Cléo toute entière qui se transforme en serpillière !


Pendant ce temps, Otan’e et Alto, eux, sont déjà dans le petit ruisseau, qu’ils ont repéré depuis belle lurette ! Quand à Canaille, Pampa et Boomer, les chasseurs du groupe, ils explorent les broussailles et fossés environnants. Au détour d’un pré, on croise des chevaux et on en profite pour faire asseoir toute la troupe : toutes les occasions sont bonnes pour peaufiner l’éducation ! Epreuve réussie !


C’est quand on leur demande de tenir un peu plus longtemps assis que ça se gâte. Boomer et Canaille, nez au vent, ne l’entendent pas de cette oreille. Qu’à cela ne tienne, on a tout notre temps. On persévère une poignée de minutes et finalement, ce sont eux qui finissent par céder.

Cléo : "T'as vu comme je suis sage, moi ?"

Sur notre parcours, on croise quelques cyclistes, des joggers et un chien tout fou tenu en laisse. A chaque fois, on se range sur le côté, chiens assis, pour laisser passer ce petit monde, et il faut bien avouer que nos loulous finissent par être très au point. On fait régulièrement des petits exercices : assis tous ensemble, puis on les libère.

Oouh ouh ! Canaille ! Tu peux bouger ! Tous les autres sont déjà partis !

Au bout d’une heure de franche galopade et de jeux, le rythme ralentit. Les chiens prennent le temps de renifler, de patauger dans les flaques, de trottiner tranquillement autour de nous.


Petit exercice de "au pied". Euh, Yolande, c'est Pampa qui est à ton pied, pas Boomer !

Cléo nous sort sa tête caractéristique de « Pouf ! Ca y est ! Je me suis bien défoulée ! », commissures des lèvres tirées vers l’arrière, langue pendante, oreilles plaquées et yeux mi-clos. Boomer et Otan’e ne ressemblent plus qu’à un gros tas de boue. Tout le monde est content de cette bonne marche, et on se réjouit en pensant à nos chiens qui dormiront comme des anges l’après-midi.

J’adore ces « randonnades », qui nous permettent de travailler les chiens dans un cadre inhabituel, mais aussi et surtout de les voir se défouler et s’éclater. C’est aussi l’occasion de papoter entre maîtres pour mieux faire connaissance (ce qu’on n’a pas forcément le temps de faire lors d’un cours classique, à l’atmosphère plus studieuse). Je ne sais pas encore où aura lieu la prochaine, mais je sais que j’ai déjà hâte d’y être, et les chiens aussi !

par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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Mercredi 28 novembre 2007

Dimanche dernier, c’était effectif réduit au cours collectif, et nous en avons profité pour travailler certains exercices qui sortent un peu de l’ordinaire et demandent un peu plus de temps. C'est ce que j'appellerai  pompeusement les trois C (comme ça, ça fait un peu méthode américaine. La classe, non ?) : Concentration, Connexion, Confiance. Otan’e, Alto, Boomer et Canaille se sont très bien pliés au jeu. Après un petit temps de marche en laisse, histoire de reconnecter les toutous avec leurs maîtres, nous voilà partis sur un mini parcours d’obstacles qui demande une grande capacité de concentration de la part des chiens. Ici, rien à voir avec l’agility telle qu’on la conçoit souvent : le but est de passer le plus lentement possible en ayant toute l’attention du chien. En revanche, c’est une très bonne façon de préparer la séance d’agility qui suivra.

Très bel atterrissage de Boomer !

Tout d’abord, il s’agit pour le chien de franchir, très lentement, patte après patte et sans sauter, une séries de barres disposées à une dizaine de centimètres du sol. Dur dur, pour ces jeunes chiens impatients qui auraient préféré foncer dans le tas, et qu’on n’en parle plus ! Le but est justement de canaliser leur énergie et de leur apprendre à s’adapter au rythme du maître.

 

Pas mal, Canaille, même si tu ne regardes pas encore tout à fait un bon endroit. Tu fais des efforts !
Vous remarquerez la belle décomposition du mouvement des pattes arrières

C'est Otan'e, du haut de ses neuf ans, qui réussit le mieux l'exer'cie

Ensuite, un petit exercice basé sur la confiance : les chiens doivent passer, toujours très lentement, sur une plaque métallique (qui fait donc du bruit) posée sur un caillou (qui est donc instable). Quand on leur demande de passer à vitesse normale, pas de problème, on y va ! Ils ne sont pas craintifs et ont confiance en leur maître. Un bon point pour tout le monde ! Mais dès qu’on les fait ralentir et décomposer leurs mouvements, ça devient beaucoup plus ardu, n’est-ce pas, Boomer !

Voilà, on y arrive !

C’est Canaille, la spécialiste du nez par terre, qui s’en sort le mieux ! On peut même dire qu'elle s'en contrefiche, de cette plaque. Même pas peur ! C’est un bon début. La prochaine fois, on tente la même chose en relevant la tête !

 

Enfin, le plus difficile : on fait passer les chiens sur une sorte d’échelle métallique posée à l’horizontale, mais avec des barreaux très serrés. Pour Alto, qui n’a pas l’habitude de faire attention à l’endroit où il met les pattes et veut toujours tout passer en force, c’est très dur. On finit par y arriver en le canalisant par l’avant (sa maîtresse guide la tête et les épaules) et par l’arrière (je guide les hanches). Passé le petit moment de stress, le chien se met à réfléchir et finit par passer l’obstacle, sinon en douceur, au moins plus délicatement. C’est un très bon exercice pour aider le chien à ralentir ses mouvements, à se poser des questions au lieu de foncer comme un bourrin. Ici, c’est le maître, et non le chien, qui décide de l’allure, ce qui demande une grande concentration de la part du toutou (et aussi du maître) ! Heu, désolée, là, j'ai pas de photos...

Après ces gros efforts, les chiens ont bien mérité une petite détente !

Alto a trouvé de l'eau ! Le rêve !

Canaille et Boomer se sont trouvés tout court !

Canaille en folie : "Dis donc, j'avais besoin de courir, après tout ça !"

Le cours se termine, comme toujours, par une séance d’agility, et je dois dire que mes petits élèves ont fait de beaux progrès depuis quelques mois ! Saluons tout particulièrement le talent de Canaille, qui n’en était qu’à sa troisième séance d’agility !

 

 Au début, tout va bien... Et ouh là là, ça va vite ! Ben oui,Séverine, faut courir, hein !

Alto  prend souvent son appel pile au moment où Geneviève dit "saute",
et donc pas toujours bien devant l'obstacle !

par yannick thoulon publié dans : Education, mes élèves
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Jeudi 22 novembre 2007
Juste une ligne pour vous signaler que j'ai ajouté quelques photos du shooting dans l'album "shooting progrès". Pour ceux qui ne comprennent rien à cette phrase, reportez-vous à l'article précédent !
En voici quelques unes pour vous mettre l'eau à la bouche...

Otan'e, le grand vainqueur (en fait, je le tiens en laisse, mais la photographe a effacé la laisse. Vive photoshop )
Variation sur le thème, par Pampa...
par yannick thoulon publié dans : Divers
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Mercredi 21 novembre 2007

Il y a quelques semaines, un coup de téléphone qui sort de l’ordinaire me cueille en plein week-end à la montagne. Au bout du fil (ou plutôt au bout de l’onde), une photographe, Christiane Viviant, chargée de faire une photo de chien tenant un journal pour une pub pour Le Progrès. Elle me demande si je peux l’aider dans cette tâche. Un peu prise au dépourvu, mais trouvant la proposition sympathique, j’accepte en me disant que je trouverai bien un chien capable de faire ça, et au pire, je peux toujours entraîner ma chienne, même si ça ne fait pas partie de la palette de « tours » qu’elle sait et aime faire. Le shooting est prévu pour dans une dizaine de jours, ce qui me laisse un peu de temps.

Me voilà donc embarquée dans l’aventure. Le soir même, je fais la liste des chiens qui sont naturellement intéressés par le rapport d’objets : Alto et Otan’e, les deux retrievers que Geneviève entraîne depuis des lustres au rapport, me sautent tout de suite à l’esprit. Et puis il y a Cassie, la petite berger australien qui aime bien porter les balles. Et Amy et Bud, les jack russels rencontrés sur le forum des Jacks (http://toutouxetnous.forum-2007.com/index.htm), aussi très doués pour s’accrocher aux bâtons et ramener des jouets. Et bien sûr, il y a ma Pampa, qui elle, n’aime pas du tout avoir un truc dans la gueule et ne porte jamais rien, mais ça peut faire l’occasion de travailler un nouvel exercice. Tout le monde est partant pour essayer d’apprendre à son chien à tenir le journal. Le client veut un chien assis avec le journal dans la gueule, et on doit pouvoir lire « Le Progrès » dessus. Amy est très vite éliminée, car trop petite pour pouvoir saisir un gros journal comme ça.

Pour Pampa, c’est pas gagné !

Moi, je journal, je veux bien poser ma tête dessus...

Ou alors, si je me planque dessous, ça va ?

Première étape, lui montrer qu’elle peut toucher un journal avec sa gueule, que ce n’est pas si répugnant que ça (parce qu’évidemment, elle ne veut pas en entendre parler). Nous voilà donc partis pour quelques séances de tartinage de journal au pâté. Finalement, c’est bon, le journal ! Bon, ça donne un chien qui lèche et déchiquète un journal, mais au moins, elle s’y intéresse. A partir de là, j’ai pu jouer avec elle à « t’attraperas pas le journal ». En gros, en la narguant avec le journal, en le faisant bouger sous son nez et en le retirant très très vite, comme s’il fuyait devant elle, elle finit par le trouver rigolo. Ca rend à peu près ça : « Oh là là, la Pampa ! C’est quoi, ça ? Qu’est-ce que c’est ? Tu l’auras ?  Tu l’auras pas ! Attrape-le ! Oh là ! Tu l’auras pas ! Tu l’auras ! Ouiiiiiiiiiii ! ». Bon, là, ça donne un chien qui chope le journal et le déchire illico presto (une variante : il se barre avec pour aller le déchirer sur son panier). C'est un pas de plus vers l'objectif, mais je sais pas pourquoi, le client n’a pas voulu de cette proposition !

Finalement, privée de ses autres jouets (oui, je sais, c'est cruel), elle n’a pendant une semaine que le journal pour jouer avec moi, alors du coup, elle s’y attache et commence à être contente quand elle le voit. Peu à peu, étape par étape, je lui  apprends à le saisir plus délicatement et à le garder en gueule une seconde avant de pouvoir partir le déchirer (le déchirer, c’est la récompense). J’ai fait ça, parce qu’au début, quand je l’immobilisais avec son journal, elle tirait une tronche de 3 pieds de long, la tête penchée vers le bas et assise toute coincée, comme une chienne battue.

Moi, j'aime pas le journal...

Hi ! Hi ! Ca, c'est rigolo !

Pas super pour une campagne de pub ! Finalement, avec le coup de « la récompense, c’est de déchirer le journal, mais tu n’as pas le droit de le faire avant mon signal », ça marche : elle tient le journal en me regardant super intensément, du genre « alors, alors ? Et maintenant, je peux le déchirer ? Dis, je peux ? ».

Et maintenant, je peux ?

Ce n’est sans doute pas une méthode très orthodoxe, mais comme je ne tiens pas à lui apprendre à rapporter des trucs délicats, je me fous qu’elle le déchire à mon signal, si ça peut lui rendre l’exercice plus sympathique et augmenter sa motivation ! Finalement, miracle ! C'est le déclic ! Elle comprends enfin ce que je lui demande et je réussis à lui faire tenir la pause environ 7-8 secondes chez moi (largement le temps de prendre une photo) et 3-4 secondes dehors (ça va aussi), mais tout ça reste encore très aléatoire et dépend du bon vouloir de Madame.

Pendant ce temps, Alto, ma botte secrète, bosse dur. Après une petite frayeur (lui non plus ne voulait pas tenir le journal, alors qu’il remonte le courrier chez lui tous les jours), tout est rentré dans l’ordre et il accepte de le garder en gueule assez longtemps (beaucoup plus longtemps que Pampa). Otan’e aussi, le prend très volontiers et le garde bien calmement.

Bud aussi, commence à assurer !


Je commence à avoir une belle équipe de teneurs de journal ! Mais deux jours avant le shooting, la cata ! La photographe nous annonce que le client ne veut plus un chien assis avec le journal, mais marchant avec le journal. Nuuuuutttt ! Pampa, éliminée ! Je n’ai pas du tout travaillé ça et puisqu'elle n'aime malgré tout pas trop tenir des choses, ce n’est pas en deux jours que je vais réussir. Et puis je n’ai pas envie de trop lui prendre la tête, à ma petite poulette. Bud et Cassie, qui en sont au même stade que Pampa, éliminés aussi ! De toute façon, après un premier essai photo, c’est sur Otan’e, le golden, que le client a craqué.

Le jour du shooting, comme le client ne veut pas qu’on voie les feuilles d’automne, on se donne rendez-vous au parc Tête d’or. Sauf qu’au parc Tête d’or, y a les oies (Amy, Bud, éliminés, Cassie, éliminée), les rollers, le lac (Alto, éliminé), les écureuils (Pampa, éliminée)… Reste Otan’e, toujours impeccable, qui nous fait un travail de rapport magnifique. Je le tiens en laisse pendant que Geneviève l’appelle, derrière la photographe, pour qu’il marche bien dans l’axe. Il est tout simplement génial. Malgré les multiples prises, les oies, le lac, les autres chiens, les écureuils et les rollers, il reste d’un calme olympien et rapporte inlassablement son journal vers sa maîtresse. Super ! Une belle revanche pour ce chien de 9 ans très nerveux et craintif qui avait une peur bleue des appareils photos !

En tout cas, même si Pampa, Cassie, Bud, Amy et Alto ont été assez nuls pendant la séance (aucun n’a voulu prendre le journal plus d’une seconde), ça s’est quand même bien terminé et ça nous a fait l’occasion de travailler avec nos chiens un truc qu'on n'aurait jamais fait autrement.
Mé, je fais ce que je peux, mais il est trop gros, ce journal. C'était plus facile avec Top Affaires !

Et je dois dire que toutes les maîtresses s'y sont mises à fond ! Je les remercie d'ailleurs pour leur implication ! Pampa a même plutôt aimé cet apprentissage, et même si elle ne tient toujours pas très longtemps un truc dans sa gueule, ça lui aura ouvert une nouvelle case de son petit cerveau.
Un petit gratouilli entre les deux yeux et sur la tête, ça m'aide à me concentrer !
Et voilà ! C'est quand que je peux le déchirer ?


Mais quand même, je ne pense pas que je serais prête à travailler plus régulièrement pour la pub ou la télé, car les clients ne se rendent pas du tout compte de la difficulté de ce qu'ils demandent.  Ils ne pensent pas que derrière tout ça, il y a beaucoup de travail et un apprentissage de la part des chiens.En fait, ils s'en foutent même, ce n'est pas du tout leur problème. Et moi, je n'ai pas envie de gaver ma Pampa en lui demandant de se plier aux quatre volontés des publicitaires. Na !Puisque c'est ça, je crache, moi !

Malheureusement, je n'ai pas encore les photos du shooting, "secret défense", je vous les montrerai dès que la photographe aura choisi la bonne et qu'elle m'aura envoyé les autres.
par yannick thoulon publié dans : Divers
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