Mon site pro !

ecussontraboul-copie-1.jpg
 

 Education canine à Lyon
www.jeduquemonchien.fr

Images aléatoires

Gueule de chien

Lulu.jpg

La belle et malicieuse Lulu

Dimanche 23 mars 2008
Bon, une fois n'est pas coutume, je vous mets un petit article sur ma chienne. Après tout, je vois pas pourquoi y en aurait que pour les autres !

Comme je le répète toujours, un chien bien éduqué et bien dans sa tête, c'est un chien qui passe partout. Cette année, Pampa a participé au triathlon du chien montagnard.
Voici les concurrentes très concentrées sur la ligne de départ, enfin, dans les oeufs, puisque les Jeux ont lieu au sommet.
P3080113.JPG
Première épreuve : le roulage de patins artistique, aussi appelé patinage artistique linguo-facial.

Cette année, Pampa remet son titre en jeu. Selon tous les spécialistes, elle devrait pas avoir trop de mal à le conserver. Cette figure langue-trous de nez dans les oeufs mérite un 10 en technique et un 9 en artistique ! Une mention spéciale pour les costumes !
P3080111.JPG

Deuxième épreuve : les raquettes. Pampa s'en est très bien sortie, mais sa coéquipière a calé en route et lui a fait perdre beaucoup de temps. Dommage.

Enfin, l'épreuve reine de ce triathlon :  la luge... C'était une première pour Pampa. Après un essai pour se faire la main, cette deuxième tentative est couronnée de succès. Admirez la belle stabilisation de l'équipe, et si vous ouvre l'oeil, vous pourrez admirer le sourire ravageur de la conductrice devant les juges ! Allez, 9 en technique et 7 en artistique. Pas mal, mais la plus jolie figure reste encore l'esquive de luge finale. Bien joué, Pampa !


par yannick thoulon publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 31 janvier 2008
Début janvier, j’ai été contactée par une maison de production qui voulait tourner une publicité pour les transports en commun lyonnais et cherchait pour l’occasion deux petits carlins. Leur rôle, se croiser et se renifler les fesses. Comme ça n’avait pas l’air de demander un dressage très pointu, j’ai accepté de participer à l'aventure. Le premier challenge était de trouver les deux fameux carlins. Je connaissais déjà Bambou, la chienne d’une de mes clientes. Et de un.
P1240021.JPG
Restait à en dénicher un deuxième. C’est que les carlins, c’est comme les toilettes publiques : on en voit partout, sauf quand on en cherche. Après quelque temps de recherches semi-infructueuses, j’ai fait la rencontre de la dernière chance dans les bois. C’était Vulcain, un beau mâle carlin, accompagné de sa maîtresse, très sympa et intéressée par ma proposition. Pour les enfants de la famille, c’était la fête, leur Vulcain allait être une star !

P1240020.JPG

Après une première rencontre pour vérifier que les deux chiens s’entendaient bien, nous étions prêts pour le grand jour.

Rendez-vous 11 h au parc de Gerland. Euh, non, la prod change de programme, rendez-vous à 10h. Heu, non. Coup de fil à 8h du mat : ils ont du retard, rendez-vous 10h30. Ca commence bien…

Nous voilà donc à 11h moins le quart au parc… Personne. Pas l’ombre d’une caméra ou d’un camion de tournage. Je téléphone : « Ah oui, on a encore un peu de retard. Attendez-nous au café, un régisseur va s’occuper de vous ! ». Une heure et une promenade de chiens plus tard, toujours rien. Au bout d’un moment, on finit par apercevoir les acteurs, qui poirotent depuis 8h30, ne savent pas quand ça va commencer et ont un peu peur des chiens… Ca continue bien !

Et puis l’équipe arrive enfin. « On va faire des essais, et puis on mange ». Résultat, après 10 minutes à tourner les chiens dans tous les sens, on décide qu’on verra ça après le déjeuner. Une bonne heure de pose…  Si on avait su, on serait venus à 14h !


P1240012.JPG
P1240014.JPG

Ennième essai coiffure pour Aude, l'actrice : on optera pour les tresses
Regardez le mec au centre qui fait "viseur de caméra" avec ses mains. Ca fait pro, non ?

Bref, après 3 heures de poirotage et un bon repas, tout de même, nous voilà enfin dans le feu de l’action. Le « décor » (un poteau d’arrêt de bus) se monte : comptons un petit quart d’heure pour trouver sa place définitive.
P1240029.JPG

Admirez le superbe poteau de bus...


Et puis c’est les tests lumière, qui vont durer près d'une heure. Enfin, ça va être à nous ! Les chiens en ont déjà un peu marre, et malgré les sorties régulières, on sent qu’ils n’ont plus l’enthousiasme du départ. Quelques essayages plus tard, Vulcain se voit paré d'un superbe harnais noir à strass et Bambou d'un ensemble laisse-collier marron. Très chic !
P1240015.JPG

15h : on arrête tout ! L’acteur a un problème de baskets, qui, selon l’accessoiriste, ne sont pas de la bonne couleur. On ne peut donc pas tourner la scène avec les chiens. Ben oui, c’est évident ! S’il a des chaussure rayées bleu et vert alors que le scénario prévoyait des chaussures rayés rouge et jaune pour ce plan qui durera 3 à 4 secondes au final, c’est sûr, il faut trouver une solution ! Résultat, pendant que les chiens se tassent sur eux-mêmes, les accessoiristes fouillent parmi les paires de chaussures et entreprennent même de les repeindre. Les acteurs, eux, gardent inlassablement la pause depuis deux heures. Entre temps, la maîtresse de Vulcain a dû repartir travailler. C’est donc moi qui m’occupe du chien. Hyper sociable, toujours content, du moment qu’on lui gratouille les fesses, le petit Vulcain n’en est pas traumatisé. Bambou, elle, plus impatiente, commence à vraiment trouver le temps long. J’avais pourtant insisté pour que la scène des chiens se fasse rapidement, car au bout de 5 heures passées côte à côte, ils n’auront plus du tout envie de se renifler les fesses (ce qui est quand même le but de l'opération) !



P1240033.JPG

Clou du spectacle : on relie les deux chiens avec une ficelle à rallonge montée sur une laisse extensible et fixée au harnais de Vulcain, pour symboliser les liens qui unissent les êtres grâce aux transports...

 

Et ce qui devait arriver arriva. Quand vient enfin l’heure de tourner (16h), les carlins n’en ont plus rien à faire l’un de l’autre. Ils restent debout sans bouger, à regarder vers nous, l’air de dire « et maintenant, on s’en va ? ». P1240027.JPGBambou fait même quelques tentatives pour s’échapper et rejoindre sa maîtresse. Résultat, je sors mon arme fatale : je les frictionne tous les deux au jambon cru, tout en en coinçant quelques lamelles dans leurs colliers. Et comme par magie, le charme opère ! Ouf ! Vulcain, peu intéressé par la gent féminine à 4 pattes, mais gourmand comme pas deux, trouve soudain de l’intérêt à renifler sa petite copine jambonisée. Après 6 ou 7 prises, le soleil qui se couche vient à notre secours ! Pour une fois, je dis merci à l’heure d’hiver ! Plus assez de lumière pour tourner, on remballe !

Il aura fallu 6 heures pour tourner cette séquence de quelques secondes. J’ai beau me dire que je sais comment ça se passe, qu’à chaque fois, on poirote et on règle 900 détails avant de s’occuper des animaux, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Heureusement qu’on était au parc et qu’on a pu promener les chiens.
P1240025.JPG
Et puis la production leur a offert des nonos ! En tout cas, avec cette expérience, j’ai eu une révélation. Au cas où j’hésitais encore, je sais maintenant que je ne serai pas actrice !


La publicité devrait être en ligne sur keolis.com à partir de mi février

par yannick thoulon publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 22 novembre 2007
Juste une ligne pour vous signaler que j'ai ajouté quelques photos du shooting dans l'album "shooting progrès". Pour ceux qui ne comprennent rien à cette phrase, reportez-vous à l'article précédent !
En voici quelques unes pour vous mettre l'eau à la bouche...

Otan'e, le grand vainqueur (en fait, je le tiens en laisse, mais la photographe a effacé la laisse. Vive photoshop )
Variation sur le thème, par Pampa...
par yannick thoulon publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 21 novembre 2007

Il y a quelques semaines, un coup de téléphone qui sort de l’ordinaire me cueille en plein week-end à la montagne. Au bout du fil (ou plutôt au bout de l’onde), une photographe, Christiane Viviant, chargée de faire une photo de chien tenant un journal pour une pub pour Le Progrès. Elle me demande si je peux l’aider dans cette tâche. Un peu prise au dépourvu, mais trouvant la proposition sympathique, j’accepte en me disant que je trouverai bien un chien capable de faire ça, et au pire, je peux toujours entraîner ma chienne, même si ça ne fait pas partie de la palette de « tours » qu’elle sait et aime faire. Le shooting est prévu pour dans une dizaine de jours, ce qui me laisse un peu de temps.

Me voilà donc embarquée dans l’aventure. Le soir même, je fais la liste des chiens qui sont naturellement intéressés par le rapport d’objets : Alto et Otan’e, les deux retrievers que Geneviève entraîne depuis des lustres au rapport, me sautent tout de suite à l’esprit. Et puis il y a Cassie, la petite berger australien qui aime bien porter les balles. Et Amy et Bud, les jack russels rencontrés sur le forum des Jacks (http://toutouxetnous.forum-2007.com/index.htm), aussi très doués pour s’accrocher aux bâtons et ramener des jouets. Et bien sûr, il y a ma Pampa, qui elle, n’aime pas du tout avoir un truc dans la gueule et ne porte jamais rien, mais ça peut faire l’occasion de travailler un nouvel exercice. Tout le monde est partant pour essayer d’apprendre à son chien à tenir le journal. Le client veut un chien assis avec le journal dans la gueule, et on doit pouvoir lire « Le Progrès » dessus. Amy est très vite éliminée, car trop petite pour pouvoir saisir un gros journal comme ça.

Pour Pampa, c’est pas gagné !

Moi, je journal, je veux bien poser ma tête dessus...

Ou alors, si je me planque dessous, ça va ?

Première étape, lui montrer qu’elle peut toucher un journal avec sa gueule, que ce n’est pas si répugnant que ça (parce qu’évidemment, elle ne veut pas en entendre parler). Nous voilà donc partis pour quelques séances de tartinage de journal au pâté. Finalement, c’est bon, le journal ! Bon, ça donne un chien qui lèche et déchiquète un journal, mais au moins, elle s’y intéresse. A partir de là, j’ai pu jouer avec elle à « t’attraperas pas le journal ». En gros, en la narguant avec le journal, en le faisant bouger sous son nez et en le retirant très très vite, comme s’il fuyait devant elle, elle finit par le trouver rigolo. Ca rend à peu près ça : « Oh là là, la Pampa ! C’est quoi, ça ? Qu’est-ce que c’est ? Tu l’auras ?  Tu l’auras pas ! Attrape-le ! Oh là ! Tu l’auras pas ! Tu l’auras ! Ouiiiiiiiiiii ! ». Bon, là, ça donne un chien qui chope le journal et le déchire illico presto (une variante : il se barre avec pour aller le déchirer sur son panier). C'est un pas de plus vers l'objectif, mais je sais pas pourquoi, le client n’a pas voulu de cette proposition !

Finalement, privée de ses autres jouets (oui, je sais, c'est cruel), elle n’a pendant une semaine que le journal pour jouer avec moi, alors du coup, elle s’y attache et commence à être contente quand elle le voit. Peu à peu, étape par étape, je lui  apprends à le saisir plus délicatement et à le garder en gueule une seconde avant de pouvoir partir le déchirer (le déchirer, c’est la récompense). J’ai fait ça, parce qu’au début, quand je l’immobilisais avec son journal, elle tirait une tronche de 3 pieds de long, la tête penchée vers le bas et assise toute coincée, comme une chienne battue.

Moi, j'aime pas le journal...

Hi ! Hi ! Ca, c'est rigolo !

Pas super pour une campagne de pub ! Finalement, avec le coup de « la récompense, c’est de déchirer le journal, mais tu n’as pas le droit de le faire avant mon signal », ça marche : elle tient le journal en me regardant super intensément, du genre « alors, alors ? Et maintenant, je peux le déchirer ? Dis, je peux ? ».

Et maintenant, je peux ?

Ce n’est sans doute pas une méthode très orthodoxe, mais comme je ne tiens pas à lui apprendre à rapporter des trucs délicats, je me fous qu’elle le déchire à mon signal, si ça peut lui rendre l’exercice plus sympathique et augmenter sa motivation ! Finalement, miracle ! C'est le déclic ! Elle comprends enfin ce que je lui demande et je réussis à lui faire tenir la pause environ 7-8 secondes chez moi (largement le temps de prendre une photo) et 3-4 secondes dehors (ça va aussi), mais tout ça reste encore très aléatoire et dépend du bon vouloir de Madame.

Pendant ce temps, Alto, ma botte secrète, bosse dur. Après une petite frayeur (lui non plus ne voulait pas tenir le journal, alors qu’il remonte le courrier chez lui tous les jours), tout est rentré dans l’ordre et il accepte de le garder en gueule assez longtemps (beaucoup plus longtemps que Pampa). Otan’e aussi, le prend très volontiers et le garde bien calmement.

Bud aussi, commence à assurer !


Je commence à avoir une belle équipe de teneurs de journal ! Mais deux jours avant le shooting, la cata ! La photographe nous annonce que le client ne veut plus un chien assis avec le journal, mais marchant avec le journal. Nuuuuutttt ! Pampa, éliminée ! Je n’ai pas du tout travaillé ça et puisqu'elle n'aime malgré tout pas trop tenir des choses, ce n’est pas en deux jours que je vais réussir. Et puis je n’ai pas envie de trop lui prendre la tête, à ma petite poulette. Bud et Cassie, qui en sont au même stade que Pampa, éliminés aussi ! De toute façon, après un premier essai photo, c’est sur Otan’e, le golden, que le client a craqué.

Le jour du shooting, comme le client ne veut pas qu’on voie les feuilles d’automne, on se donne rendez-vous au parc Tête d’or. Sauf qu’au parc Tête d’or, y a les oies (Amy, Bud, éliminés, Cassie, éliminée), les rollers, le lac (Alto, éliminé), les écureuils (Pampa, éliminée)… Reste Otan’e, toujours impeccable, qui nous fait un travail de rapport magnifique. Je le tiens en laisse pendant que Geneviève l’appelle, derrière la photographe, pour qu’il marche bien dans l’axe. Il est tout simplement génial. Malgré les multiples prises, les oies, le lac, les autres chiens, les écureuils et les rollers, il reste d’un calme olympien et rapporte inlassablement son journal vers sa maîtresse. Super ! Une belle revanche pour ce chien de 9 ans très nerveux et craintif qui avait une peur bleue des appareils photos !

En tout cas, même si Pampa, Cassie, Bud, Amy et Alto ont été assez nuls pendant la séance (aucun n’a voulu prendre le journal plus d’une seconde), ça s’est quand même bien terminé et ça nous a fait l’occasion de travailler avec nos chiens un truc qu'on n'aurait jamais fait autrement.
Mé, je fais ce que je peux, mais il est trop gros, ce journal. C'était plus facile avec Top Affaires !

Et je dois dire que toutes les maîtresses s'y sont mises à fond ! Je les remercie d'ailleurs pour leur implication ! Pampa a même plutôt aimé cet apprentissage, et même si elle ne tient toujours pas très longtemps un truc dans sa gueule, ça lui aura ouvert une nouvelle case de son petit cerveau.
Un petit gratouilli entre les deux yeux et sur la tête, ça m'aide à me concentrer !
Et voilà ! C'est quand que je peux le déchirer ?


Mais quand même, je ne pense pas que je serais prête à travailler plus régulièrement pour la pub ou la télé, car les clients ne se rendent pas du tout compte de la difficulté de ce qu'ils demandent.  Ils ne pensent pas que derrière tout ça, il y a beaucoup de travail et un apprentissage de la part des chiens.En fait, ils s'en foutent même, ce n'est pas du tout leur problème. Et moi, je n'ai pas envie de gaver ma Pampa en lui demandant de se plier aux quatre volontés des publicitaires. Na !Puisque c'est ça, je crache, moi !

Malheureusement, je n'ai pas encore les photos du shooting, "secret défense", je vous les montrerai dès que la photographe aura choisi la bonne et qu'elle m'aura envoyé les autres.
par yannick thoulon publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
blog télé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus