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Images aléatoires

Gueule de chien

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La belle et malicieuse Lulu

Lundi 27 août 2007
La première chose qu'un bon propriétaire de chien devrait se demander en débarquant dans une nouvelles ville, c'est "où je vais bien pouvoir emmener courir mon chien ?". Eh ben à Lyon, une des réponses possibles est : "Au Brétillod !"


Le Brétillod ( qui signifie en vieux lyonnais "petit marécage") est un espace sauvage préservé en bord de Rhône pour permettre à l'eau de déborder quand le débit est trop fort. Quand il n'est pas innondé (cela arrive quelques jours par an, surtout cet été !), il constitue donc un espace très sympa pour se promener. Et la bonne nouvelle du jour, c'est que les chiens y sont tolérés SANS LAISSE ! Evidemment, si on est un propriétaire de chien doté d'une cervelle, on n'ira pas au Bretillod un dimanche après-midi d'été, quand ça grouille de semi-nudistes pique-niqueurs tout enduits de miettes de chips, de transpiration et de crème solaire : un régal potentiel pour les truffes et les papilles de nos toutous ! Le reste du temps, c'est plutôt désert et on peut bien en profiter
Au Bretillod, y a de tout, même des castors ! Si si, c'est marqué sur l'affiche, là. Et la preuve, c'est qu'il y a des troncs rongés.

Au Bretillod, y a aussi des petites plages pour patauger (attention, le courant est parfois fort et les chiens qui voudraient courser les canards risquent d'être emportés)

Au Bretillod, y a des jolis paysages à admirer
Au Bretillod, y a de l'espace pour gambader, farfouiller, explorer, renifler...



























Bref, le Bretillod, c'est vachement bien pour les chiens !
En plus, c'est à 15-20 minutes à pied du centre-ville (en face du Parc de la Tête d'or, juste en dessous du pont Churchill).

Le seul hic, avec le Bretillod, c'est que c'est tout en bas, et moi, j'habite tout en haut de la colline...  Bon courage, pour la remontée ! (mais bon, ça va, parce que c'est quand même joli, la montée le long des remparts.)
par yannick thoulon publié dans : coups de coeur
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Jeudi 8 mars 2007

Dimanche 4 mars, c’était la rando de (presque) printemps des grigris. Les Grigris de Gennevilliers, ce sont les membres d’un club d’éducation que l’on a créé à la SPA de Gennevilliers pour que maîtres et chiens partent d’emblée du bon pied. Régulièrement, j’organise avec les fidèles des fidèles une randonnée dans les forêts parisiennes. Dimanche, c’était la dernière, car je pars m’installer à Lyon dans deux semaines (et oui, ça va vite !).


Depuis le fond : Eric, Marina, Pierre, Annick, Apache, Véro, Leïa et Taki.

Nous nous sommes donc retrouvés à 12 h 30 (heure savamment calculée pour
éviter à la fois sportifs du matins et les familles de l’après-midi), parés à affronter les côtes du bois de Clamart. Une fois les aboiements d’Apache et les inquiétudes de Leïa calmés, la petite troupe se met tranquillement en marche. Les chiens et les humains sont heureux de se retrouver après quelques mois de séparation. Pour la première fois, Véro peut lâcher Leïa après seulement quelques minutes de marche. Apache, lui, est décidément très à l’aise avec ce groupe, et bien qu’on le garde muselé et en laisse par mesure de sécurité, il évolue tranquillement au milieu des autres chiens. Un exploit, quand on connaît la bestiole !


 

Très vite, une évidence s’impose : Oh là là, y a de la boue ! Pas facile pour les promeneurs du dimanche que nous sommes de se frayer un chemin dans ce bourbier ! Mais ça fait partie du charme de la rando de printemps (et de la rando d’automne et de la rando d’hiver !).

 

Vicky, les pieds dans la boue

Pierre avait prévu la ceinture de cani-cross pour Apache, mais pas le maillot de bain. Erreur !

Une heure après le départ, autre évidence : on a faim ! On se trouve donc un petit coin entre une route et un lac asséché assez moche pour faire la pause casse-croûte. D'accord, c'est pas magnifique, mais c'est le seul endroit où il y avait un banc et ceux qui étaient assis par terre peuvent en témoigner : l'herbe, en mars, ça mouille les fesses !

Bien sûr, Leïa et Apache se fritent un peu (ça aurait été dommage que ces deux caractériels ne s'expriment pas de toute la balade !), mais rien de grave. En 5 minutes, l’affaire est oubliée ! Quelques bonbons de Véro dans la panse, et nous voilà repartis pour une ou deux heures de marche (c’est de la petite rando).

 

A l'arrivée, cette fois, ptout le monde a survécu (la dernière rando était un peu dure et on a failli perdre la moitié de nos effectifs après la deuxième côte, qui était quand même sacrément raide. Marina en garde des souvenirs émus !). Le ciel a été clément et on a passé une excellente après-midi à bavarder et à admirer les pointes de vitesse de Leïa et Taki (sans oublier Silo, qui essayait en vain de se mêler au jeu des deux malinoises).

 

Taki et Leïa, les deux inséparables

Et voilà, c’était la dernière rando des grigris. On est tous un peu tristes, mais on s’est promis qu’on se reverra et qu’on tentera d’organiser de nouvelles promenades quand je reviendrai sur Paris. Les Grigris, eux, vont essayer de se retrouver régulièrement pour se lancer tous seuls comme des grands sur les chemins d’Ile de France. Ah, c’est dur, l’indépendance !

par yannick thoulon publié dans : coups de coeur
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Lundi 5 février 2007
Aujourd'hui, dans la série, "c'est quoi, cette discipline ?", je vous présente l'obé rythmée. Alors, l'obé rythmée (ou dog dance) nous vient des Etats Unis (je crois. D'un pays anglophone, en tout cas). Il y a plusieurs branches dans ce sport, mais pour faire simple, pour ceux qui montent à cheval, c'est une reprise en musique avec un chien. Pour les autres, c'est juste une bonne femme (et parfois un bonhomme) qui fait genre "je danse avec mon chien" et qui en fait, exécute avec lui une série de figures chorégraphiées en musique.
Alors jusque là, l'obé rythmée, c'était pas trop mon truc. En France, on est pas encore très calés et ce que j'en ai vu tenait plus de la ditribution de croquettes tous azimuts que d'un apprentissage méthodique et rigoureux. C'est vrai que pour motiver un chien à faire ces étranges figures, l'aide d'une croquette ou d'un jouet est précieuse, mais pas la peine non plus de sortir la mitraillette à bouts de gruyère et feu à volonté ! On a le droit de réfléchir et de communiquer verbalement avec le chien, même quand on a une croquette dans la main !
En plus, le côté chien de cirque malgré lui me gavait un peu. J'ai assisté à Verrières le buisson à l'un des premiers concours d'obé rythmée en France. Mon Dieu ! D'accord, ces pauvres gens débutaient et je n'aurais pas fait mieux. Mais j'ai été catastrophée par la croquetto-dépendance de ces couples de "danseurs". Il y avait même un petit Jack Russel qui, au deuxième passage, se fichait royalement de sa maîtresse et de sa pauvre croquette et partait aux fraises, renifler l'herbe et saluer les copains. Quelle solution a-t-elle trouvé ? Troquer sa croquette contre un bout de fromage plus appétissant pour arriver à intéresser le chien ! Si c'est ça, partager de beaux moments de complicité avec son chien...
Mais bon, j'arrête de jouer les vieux éducateurs du XIXe siècle rabat-joie et je vous présente une vidéo qu'on voit un peu partout sur Internet (Merci, Nat, de me l'avoir fait passer), mais qui montre enfin que l'obé rythmée, ça peut être vraiment sympa. Une vraie discipline ludique et sportive où maître et chien s'amusent ensemble. It's electrifying !
 Quand j'arriverai à faire ça avec ma Pampa, je vous envoie la vidéo (hum... dans 10 ans)
PS : désolée, Caro. La vidéo représente un golden qui s'éclate vraiment en virevoltant autour de sa maîtresse.


obé rythmée
Vidéo envoyée par pampalala
par yannick thoulon publié dans : coups de coeur
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Samedi 11 novembre 2006
Dimanche dernier, c’était stage clicker au club canin de Tournan Gretz avec Gilbert Guevel, champion de France de RCI en 2003 et 2005. Alors, pour ceux qui n’ont rien compris à cette première phrase, voici un petit glossaire rapide.

C’est quoi, le clicker ? C’est un petit truc qui fait click click que l’on actionne pour récompenser le chien quand il fait ce qu’on veut (par exemple, quand il s’assoit). Au départ, on a associé le son du click à une récompense (quand on clique, on donne de la bouffe, et du coup, au bout d’un moment, quand le chien entend click, il pense « Bouffe ! Chouette ! ») Cette méthode est très bien pour les gens qui ne savent pas trop féliciter ou qui ont du mal à attirer l’attention du toutou. Grâce à la forte motivation du clicker ("Bouffe ! Chouette !") le chien fait beaucoup plus volontiers ce qu’on lui demande, sans qu’on ait besoin de le triturer dans tous les sens (enfin, y a des nuances à apporter à tout ça, mais si vous voulez en savoir plus, vous n’avez qu’à faire un stage clicker vous-mêmes !).
Et c’est quoi, le RCI ? C’est une discipline qui allie l’obéissance (assis, debout, couché, marche au pied), la garde d’objet, le mordant, le pistage et d’autres trucs, mais j’ai beau me renseigner, j’arrive jamais à retenir ce que c’est exactement. Alors si vous voulez en savoir plus, vous n’avez qu’à faire un stage RCI !
Ce qui est nouveau, c’est que jusque-là, les pratiquants de ring et de RCI étaient plutôt des mecs viriles qui emploient des méthodes de mecs viriles avec des intonations de mecs viriles, si vous voyez ce que je veux dire. D’ailleurs, le public de ce stage était composé à 70 % de mecs et de gonzesses viriles qui découvraient que l’on pouvait faire travailler un chien sans gueuler des ordres d’une voix virile. A côté d’eux, il y avait aussi quelques petites bonnes femmes et un petit bonhomme qui faisaient juste de l’agility, dont moi…
Gilbert nous a brièvement expliqué le concept du clicker et a enchaîné sur de brillantes démonstrations avec des chiots, puis des chiens adultes (assis, couché, regarde-moi, saute…)
Le "A ta place" avec sa jeune chienne malinoise
Admirez le temps superbe ! Non non, il n'est pas 5 h du matin, mais bien midi !

Et dès qu'il obtient ce qu'il veut : Clique ! Va chercher ta baballe !
(ici, la balle remplace la croquette)

Le truc, c’est qu’il faisait un temps pourri et glacial (voir ci-dessus). Le brouillard est retombé avant de s'être levé (voir encore ci-dessus), et au bout de deux ou trois heures piquée les pieds dans l’herbe mouillée, j’étais complètement frigorifiée et obnubilée par la pensée d’une tasse de chocolat chaud.

13 h. Enfin l’heure du repas ! On s’entasse tous dans un préfabriqué où nos orteils décongèlent enfin. Je regrette d’avoir fait ma radine pour ne pas payer le repas chaud à 10 euros. Si j’avais su qu’il ferait si froid… J’aurais tout donné pour manger autre chose que mon taboulé et mon mini-babybel ! Le repas était assez folklo, au milieu des mecs et des gonzesses viriles, de leurs blagues viriles ( Rah Rah Rah !  = gros rire gras) et de leurs histoires de chiens dominants (« moi, j’ai un chien dominant. Et moi aussi ! Et moi aussi, il vient de la SPA, alors ! Toi aussi, t’as un chien dominant ? Moi aussi ! Tiens, pourtant, tout à l’heure, ça s’est bien passé. Ouais, mais tu verrais comme il cartonne, d’habitude »)… A croire que Corinne, Laurent et moi, on était les seuls à pas avoir des chiens dominants… Mais bon, faut dire qu’on était pas très viriles !
Ensuite, vient le temps de s’entraîner avec nos chiens. Avec Corinne, on était les seules cruches à faire « Ouiiii ! C’est bien ma petite pouleeeeettte ! » alors que Gilbert nous avait expliqué que « l’avantage » du clicker, c’est qu’on n’a plus besoin de parler à son chien. Oui, mais nous, on aime bien parler à nos chiens, et pis nos chiens, ils aiment bien quand on fait « ouiiii ! »,  alors…
Gilbert nous a regardées d’un air compatissant, et il a été assez gentil pour ne pas faire de commentaire.
En fin d’après-midi, l’expert a fait une très belle démonstration de mordant au clicker (alors que la plupart du temps, ils font ça au collier électrique. Ca change !). J’ai pas tout compris (ça parlait de cessation, de mâchonnage et de jambières), mais c’était spectaculaire et convaincant !



Le but de l'exercice : que le chien morde la manchette, puis la relâche. A l'ordre du maître, le chien prend la manchette (photo 1). Un nouvel ordre et il lâche et s'assoit (photo 2), car il sait que dès que Gilbert aura cliqué, il pourra remordre la manchette (c'est la récompense qui remplace la croquette, photo 3). Et ça marche beaucoup mieux que d'essayer de faire lâcher le chien à coups de poings, comme cela se fait régulièrement !

Donc, voilà. C’était une journée très instructive. Je n’en ai pas forcément appris plus sur l’utilisation du clicker (même si Gilbert est très bon dans son domaine), mais j’ai découvert le monde du ring, du RCI, du mordant, du campagne et de tous ces trucs que je ne comprends pas. En tout cas, merci à Gilbert d’avoir osé essayer le clicker, cette « méthode de gonzesse », de l’avoir imposé dans son club malgré toutes les railleries qu’il a subies. Et merci à lui de prêcher la bonne parole en montrant aux mecs viriles avec des chiens dominants qu’on peut rester des vrais mecs et même avoir de meilleurs résultats sans mettre des pains dans la truffe de son compagnon !

PS : pardon à tous ceux qui pratiquent le ring de manière moins virile (et je sais qu’il y en a), mais si je voulais que l’article soit un peu marrant, il fallait bien que je grossisse un peu le trait… Quoi que, c’était pas si grossi que ça…
par yannick thoulon publié dans : coups de coeur
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